De la Déclaration des droits des personnes d’ascendance africaine

Date: 
Friday, 09 November 2018

Mondial | DPI

Les droits de l’homme s’expriment et sont garantis par le biais d’un corpus riche en instruments légaux contraignants et non-contraignants. On y trouve par exemple des déclarations sur les droits de peuples autochtones et des personnes appartenant à des minorités ou des conventions sur les droits de enfants et des personnes handicapées.

Mais il n’existe aucun document sur les droits des personnes d’ascendance africaine.

Etant donné que les personnes d’ascendance africaine dans la diaspora continuent de souffrir de discrimination sous toutes ses formes et doivent souvent faire face à un racisme institutionnalisé et des attitudes xénophobes, il existe un soutien international de plus en plus pressant pour le développement de normes globales pour le respect des droits des personnes d’ascendance africaine.

L’Assemblée générale, dans son programme de mise en place des activités pour la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), a demandé aux états de considérer l’élaboration d’un projet de résolution sur la promotion et le respect plein et entier des droits des personnes d’ascendance africaine.

Les discussions sur un tel projet ont commencé.

En mars 2018, le Groupe de travail sur la personne d’ascendance africaine (en anglais) a entamé des discussions pour définir le cadre d’une déclaration sur les droits des personnes d’ascendance africaine.

En septembre, le Groupe de travail intergouvernemental sur l'application effective de la Déclaration et du Programme d'action de Durban (en anglais) avait aussi tenu des discussions sur l’élaboration d’un projet de déclaration.

Plus récemment, les experts des droits de l’homme en visite au Siège de l’Organisation se sont exprimés sur l’importance d’une telle déclaration.

Ladite déclaration se basera sur la Déclaration et du Programme d’action de Durban de 2001, pour établir des normes globales spécifiques pour les droits des personnes d’ascendance africaine, notamment le droit à la terre, le droit au réparation et à la justice de réparation, l’égalité devant la loi, la protection contre le profilage raciale et les crimes de haine, mais aussi le droit à la santé, au logement, à l’éducation et à l’emploi entre autres.

La déclaration traiterait des problèmes structurels actuels et répondre à des injustices historiques non résolues. Elle pourrait aussi être une plateforme de sensibilisation et un cadre de dialogue et de coopération.

Telles étaient les vues partagées par les orateurs de l’événement parallèle du 29 octobre.