La technologie spatiale et le Programme 2030

Date d': 
Jeudi, 24 Janvier 2019

Worldwide | Department of Global Communications (DGC) | Simonetta Di Pippo for 'UN Chronicle' 

L’an passé, alors que l’on célébrait le 60e anniversaire du lancement du premier satellite artificiel, un nombre record d’objets en orbite était enregistré auprès des Nations Unies, reflétant l’intérêt sans cesse croissant de tout type d’acteurs pour l’exploration et l’innovation spatiales.

Le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (United Nations Office for Outer Space Affairs ou UNOOSA), créé en 1958, travaille avec les gouvernements et la grande communauté spatiale sur les aspects politiques, légaux et techniques des activités dans un environnement extra-atmosphérique.

Il initie aussi des discussions entre les acteurs sur comment gérer le fait que l’espace est de plus en plus encombré et contesté tout en continuant d’offrir de nouveaux avantages pour l’humanité.

L’espace pour le développement durable

L’utilisation de l’espace contribue de manière positive à un large éventail de politiques, dont celles concernant la surveillance du climat et de la météorologie, l’accès aux soins et à l’éducation, la gestion de l’eau, l’efficacité des transports et de l’agriculture, le maintien de la paix, la sécurité et l’assistance humanitaire. La liste des impacts des applications spatiales est presqu’infinie et continue de s’étoffer avec les nouvelles recherches en cours.

Avec l’adoption de trois cadres internationaux majeurs en 2015 (le Programme de développement durable à l'horizon 2030, Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 et l’Accord de Paris sur le changement climatique), la communauté internationale s’est engagée à répondre aux plus grands défis de notre temps. Les technologies spatiales jouent un rôle toujours plus important dans la réalisation de ces engagements.

Pour évaluer l’impact des technologies spatiales sur les Objectifs de développement durable (ODD), l’UNOOSA s’est joint à l’Agence européenne du système global de navigation par satellite en 2018 pour une étude montrant que 65 des 169 cibles sous-tendant les ODD bénéficient de l’utilisation des systèmes d’observation terrestre et de navigation. L’inclusion des satellites de télécommunications (non couverts par l’étude) augmente de façon très significative le nombre de cibles impactées.

Par l’adoption des ODD, l’UNSOOA s’est vu octroyer un cadre additionnel de travail pour favoriser l’utilisation de l’espace en vue de réaliser les ODD.

Une des questions sensibles pour y parvenir est d’établir une parité des genres par le biais du projet « Space for women », qui vise à promouvoir les femmes et les filles afin qu’elles jouent un rôle plus important dans les sciences, les technologies, l’innovation et l’exploration de l’espace.

RLire l’articole complet [en anglais] sur le site d’UN Chronicle.

A propos de l’auteur : 

Simonetta Di Pippo, Directrice du Bureau des affaires spatiales des Nations Unie, a écrit cet article pour souligner les avantages potentiels des technologies spatiales et leurs applications pour la réalisation du Programme 2030 de développement durable.