A Gao, la piste d'atterissage est ouverte

Date d': 
Vendredi, 31 Août 2018

Gao | DFS

Fin juin 2018, UNO-053P, un avion de ligne régional à turbo-propulseur ATR-72 orné de la fameuse livrée blanche et noire du Département de l’aviation des Nations Unies, a décollé d'une piste d'atterrissage toute neuve, fraîchement peinte et goudronnée, dans le nord du Mali. Ce décollage à lui seul est un résultat tangible d'un projet réussi de l'ONU.

Un mois plus tôt, juste avant la fin du mois de juillet, l’achèvement du projet de piste de Gao, prévu de longue date et de toute urgence, aurait été impossible..

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a achevé cet ambitieux projet pluriannuel de 30 millions de dollars après avoir surmonté toute une série d’obstacles administratifs, environnementaux, politiques et financiers. L'appui au projet a été rendu possible grâce à la participation de nombreux partenaires commerciaux, des États membres et de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Aucun autre projet de piste dans l’histoire de l’aéroport et du développement des infrastructures des Nations Unies n’a approché l’ampleur et le coût de cet ambitieux effort de construction, qui a impliqué un large éventail de parties prenantes internationales dans l’un des environnements les plus dangereux du maintien de la paix.

La piste d'atterrissage précédente s'était détériorée à un point tel que la sécurité était devenue une préoccupation majeure et, au début de 2016, la nécessité d'une nouvelle piste devenait urgente. Perdre la capacité d’atteindre Gao par voie aérienne aurait été désastreux pour le mandat de la mission, laissant ce centre critique isolé et coupant des lignes d’appui essentielles pour la rotation des troupes, les fournitures, le personnel de mission et les évacuations médicales.

Au lieu de cela, la piste, les voies de circulation et les rampes nouvellement posées, appuyées par un système d’éclairage amélioré et des approches aux instruments par satellite, permettent des opérations tous les jours, 24 heures sur 24, à toute une gamme d’opérateurs internationaux. Sans les efforts infatigables d’un large éventail de professionels de la MINUSMA, du siège, de l’OACI et d’autres professionels internationaux de l’aviation et de l’ingénierie, le projet n’aurait pas été possible et le fonctionnement de la mission aurait été interrompu.

Grâce au travail de tous les contributeurs à cet effort, le travail de la mission peut continuer.