En mémoire des victimes de la traite transatlantique des esclaves

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Lundi, 01 Avril 2019

Lundi 1 avril 2019 | New York | Département de la communication globale (DCG) 

Le programme consacré à la mémoire de l’esclavage du Département de la communication globale a célébré la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves [en anglais] par une série d’événements au Siège de l’Organisation à New York sous le thème « La mémoire de l’esclavage ; le pouvoir de l’art pour la justice ».

Le 21 mars était présentée une exposition dans l’entrée des visiteurs , intitulé e « De l’Afrique au nouveau monde : l’esclavage à New York », qui présente des faits peu connus sur l’esclavage dans la ville.

Parlant au nom de l’African Burial Ground National Monument, l’historien Michael Frazier a dit qu’en 1703, New York avait la plus grande population coloniale d’esclave en dehors de Charleston (Caroline du Sud) et qu’en 1756, les Africains composaient 25% de la population de la ville.

Le 25 mars, l’Assemblée Générale a organisé une réunion commémorative pour la Journée internationale.  Christopher Cozier, artiste de Trinidad et Tobago, a expliqué quel impact l’histoire de l’esclavage avait eu sur son art (A venir bientôt, une interview de l’artiste sur UN News).

Le même soir, la communauté diplomatique et le personnel se sont rassemblés pour célébrer la richesse culturelle de l’Afrique et de sa diaspora au cours d’un événement culturel et culinaire. Plus de vingt Etats Membres ont présenté des produits et de plats régionaux sur un fond de musique afro-caribéenne (avec aux platines notre collègue Serge Tiendrebeogo).

La semaine de commémoration s’est achevée par une réunion avec la société civile sous le thème « Le rôle des monuments commémoratifs dans la préservation de l’Histoire ». La réunion a porté sur l'African Burial Ground National Monument, le Mémorial ACTe en Guadeloupe et le Mémorial permanent des Nations Unies en l'honneur des victimes de l'esclavage et du commerce transatlantique des esclaves.

Un représentant du mémorial de Gorée a présenté le plan national sénégalais pour bâtir un monument en l’honneur des victimes de la traite transatlantique des esclaves.

L’artiste Noah J Brown a parlé de son travail d’exploration du traumatisme transgénérationnel de l’esclavage.

En plus des événements du Siège, de nombreux Centres d’information des Nations Unies (CINU) dans le monde ont organisé des rencontres avec les étudiants, des projections et des expositions, entre autres.

Le Programme consacré à la mémoire de l’esclavage, géré par la Division de sensibilisation du public, a produit le matériel utilisé par les CINU, dans les six langues officielles des Nations Unies, en kiswahili et portugais.