(S)Heroes of the UN : Kate Gilmore

Date d': 
Mercredi, 10 Juillet 2019

Mardi 9 juillet 2019 | Mondial | iSeek | Fondation des Nations UNies 

Elles défendent les plus vulnérables et se battent pour les droits de l‘homme. Elles commandent des forces pour la paix. Et elles relèvent les plus durs défis au monde.

Les femmes composent désormais la moitié de l’équipe de direction des Nations Unies. Dans toute l’Organisation, des opérations de maintien de la paix aux Sièges, les femmes montrent la voie pour résoudre les problèmes et créer du changement.

Le Secrétaire général António Guterres a fait de la parité entre les sexes – au sein des Nations Unies et à l’extérieur – une de ses priorités.

Aujourd’hui, rencontrons une autre "(S)heroes of the UN", dans un portrait dressé par la Fondation des Nations Unies : Kate Gilmore, Haut- Commissaire adjoint des Nations Unies pour les réfugiés.

Quand on en vient à aborder les violations des droits de l’homme dans le monde, et spécialement envers les femmes et les filles, Kate Gilmore ne mâche pas ses mots : « Si des violations, commises à ce niveau, à ce rythme, aussi délibérément, avec une connaissance claire des conséquences de vie ou de mort, l’étaient avec une arme, elles seraient qualifiées de crimes », dit-elle en parlant des efforts récents pour limiter l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive.

Face à cette régression, comme elle l’a dit à des journalistes au coure de la Conférence Women Deliver à Vancouver, ceux qui s’engagent dans la défense des droits des femmes et des filles n’ont pas besoin de plus d’espoir : « Ce dont avons avant tout besoin, c’est de courage, de compassion et de plus de générosité ».

Kate Gilmore a commencé sa carrière comme travailleuse sociale en Australie, où elle a participé à la création du premier centre australien contre les abus sexuels. Elle a ensuite poursuivi son combat pour les droits des femmes au sein d’Amnesty international et comme Directrice exécutive adjointe du FNUAP.

Aujourd’hui, elle continue à aider les plus vulnérables en tant que Haut- Commissaire adjoint des Nations Unies pour les réfugiés. Pour les familles affectées par des conflits comme en Ukraine, au Myanmar, en Syrie ou encore au Soudan du Sud, cela signifie la documentation et le compte-rendu des violations des droits de l’homme auprès du Conseil des droits de l’homme, le Conseil de sécurité et les Etats Membres.

L’organisme pour lequel elle travaille fait un compte-rendu des violations des droits de l’homme quand elles se produisent et fournit aussi des avis techniques aux Etats membres et autres partenaires sur la façon d’y répondre et de s’acquitter de leurs obligations. En 2017, le Haut-Commissariat a fourni une assistance à la réhabilitation à 40 000 survivants de torture dans 78 pays et aider 10 000 survivants de l’esclavage moderne.

Kate Gilmore et ses collègues, qui travaillent dans 70 pays dans le monde, aident aussi à respecter les traités, conventions et déclarations qui préservent et défendent la dignité, la liberté et la sécurité de tous, partout dans le monde.

Quand on lui demande ce qui l’inspire, Kate Gilmore se rappelle une rencontre avec une jeune mère de 14 ans qui avait survécu à l’inceste, au viol et à la violence domestique avant de s’enfuir avec ses deux enfants. En sanglots en racontant son histoire, elle a dit à Kate Gilmore qu’elle comptait sur elle pour que cela n’arrive plus à une autre jeune fille dans le monde.

“Elle est la personne envers laquelle je suis avant tout la plus responsable », dit Kate.

Selon elle, « Ce recul des droits des femmes est contre les faits, contre la science et contre la loi ».