Lutte contre les abus sexuels: les dirigeants mondiaux s’engagent

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Jeudi, 04 Octobre 2018

New York | DPI

Le 27 septembre, les dirigeants politiques mondiaux se sont joints aux entités des Nations Unies pour réaffirmer leur engagement personnel à soutenir les efforts de lutte contre l’exploitation et les atteintes sexuelles dans l’Organisation.

En 2017, le Secrétaire général, António Guterres, a lancé une nouvelle stratégie visant à prévenir et à mettre fin à l’exploitation et aux atteintes sexuelles par le personnel de l'ONU. Un élément majeur de cette nouvelle approche a été la création d’un « cercle de dirigeants » pour que les chefs d’État et de gouvernement démontrent leur ferme intention, au plus haut niveau politique, d’éradiquer ce fléau.

« Aux Nations Unies, nous nous mobilisons pour lutter contre l’exploitation et les atteintes sexuelles dans nos rangs et pour veiller à ce que les droits et la dignité des victimes soient au centre des préoccupations », a déclaré M. Guterres dans un récent message vidéo (en anglais) sur la question.

Près de 100 pays ont signé des accords volontaires avec l’Organisation pour combattre l’exploitation et les atteintes sexuelles. Le Secrétaire général a nommé une Défenseuse des droits des victimes et une Coordonnatrice spéciale chargée d’harmoniser les efforts dans l’ensemble du système.

En outre, l’Organisation a intensifié la formation du personnel civil, des contingents et du personnel de police ; amélioré et harmonisé les enquêtes ; renforcé la vérification des antécédents du personnel ; et veillé à ce que les membres du personnel coupables d’exploitation et d’atteintes sexuelles ne puissent jamais être employé à nouveau dans une entité du système.

Elle s'efforce également de renforcer les liens avec les communautés et les organisations de la société civile, afin que les victimes et les survivants sachent comment faire face, signaler ces infractions et trouver le soutien dont ils ont besoin.

« L’ère du silence et des tabous est terminée. Il faut que tout le monde, y compris notre propre personnel, se sente en confiance pour signaler les allégations d’agressions », a déclaré M. Guterres. « Nous devons avant tout protéger ceux que nous avons le mandat de servir ».

Le 26 septembre 2018, 69 chefs d’État et de gouvernement en exercice ou anciens chefs d'État et de gouvernement étaient devenus membres du « cercle de dirigeants ».

Le lendemain, 49 d’entre eux et 21 entités des Nations Unies se sont joints au Secrétaire général pour publier une « Déclaration collective » dans laquelle ils réaffirment leur détermination personnelle, en tant que dirigeants politiques mondiaux, à continuer d’appuyer les efforts de lutte contre l’exploitation et les atteintes sexuelles.

« Nous sommes conscients de la responsabilité particulière qui incombe à l’Organisation des Nations Unies d’établir les normes pour prévenir et éliminer l’exploitation et les atteintes sexuelles dans le système des Nations Unies et intervenir comme il se doit, de s’attaquer efficacement et humainement aux conséquences de ces agissements, et de protéger et d’aider les victimes », ont-ils déclaré.

Ils ont également reconnu que l’Organisation et ses États Membres avaient la responsabilité partagée de protéger les victimes et les lanceurs d’alerte et de prendre les mesures appropriées contre les auteurs de ces actes.