Le SG présente ses priorités contre le harcèlement sexuel à l'ONU

Date d': 
Mercredi, 18 Juillet 2018

New York | DPI

Le 12 juillet, au cours de sa première conférence de presse à New York depuis le mois de janvier, le Secrétaire général a, entre autres sujets, présenté ses priorités contre le harcèlement sexuel aux Nations Unies.

Après avoir parlé du plaidoyer en faveur des migrants, M. António Guterres a fait le point sur son action pour lutter contre le harcèlement sexuel au Secrétariat et dans le système des Nations Unies, un défi « profondément enraciné » dans des « déséquilibres de pouvoir historiques ».  « Nous vivons dans un monde dominé par les hommes, et dans une culture dominée par les hommes », a-t-il constaté.

Au Secrétariat, M. Guterres a dit avoir pris des mesures « sans précédent », notamment en créant une équipe spéciale au sein du Bureau des services de contrôle interne (BSCI), chargée des enquêtes relatives aux plaintes de harcèlement sexuel.  En outre, la semaine dernière, la Commission des questions administratives et budgétaires a approuvé sa proposition de créer six postes d’enquêteurs supplémentaires, qui viennent s’ajouter à ceux pour lesquels des entretiens sont conduits en ce moment même avec des candidats, dont deux tiers de femmes.

« Toutes les allégations de harcèlement sexuel sont désormais considérées comme relevant de la catégorie 1, ce qui signifie qu’elles feront l’objet d’une enquête de la part du BSCI sans passer au préalable par les échelons intermédiaires qui étaient disponibles jusqu’à présent », a-t-il déclaré, notant que le Secrétariat s’était fixé un délai de trois mois pour finaliser chaque enquête.

Outre la permanence téléphonique « Speak Up », disponible 24 heures sur 24 pour signaler en toute confidentialité des cas de harcèlement sexuel et demander conseil, le Secrétaire général a annoncé le lancement d’une nouvelle base de données interinstitutions, pour empêcher que les harceleurs soient réembauchés par d’autres fonds, agences et programmes des Nations Unies, « comme cela est parfois arrivé par le passé ».  « La tolérance zéro dans les mots doit signifier une tolérance zéro dans les actes », a-t-il tranché.

Lisez ICI la totalité de la retranscription de la conférence de presse tenue par le Secrétaire général le 12 juillet 2018.

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