L'ONU en Centrafrique renforce son action contre les abus sexuels

Date d': 
Lundi, 01 Mai 2017

Bangui | MINUSCA

En ligne avec l’engagement du Secrétaire général pour plus de transparence et une politique de tolérance zéro envers les abus et l’exploitation sexuels au sein du système des Nations Unies, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et les agences de l’ONU opérant sur le territoire centrafricain ont fait de cette question une priorité majeure, notamment en ce qui concerne l’assistance aux victimes et la prévention.

Un attention toute particulière est portée aux victimes mineures (moins de 18 ans), dont les vies peuvent être dévastées par ces expériences traumatisantes et des grossesses précoces.

La MINUSCA, en coordination avec les agences de l’ONU dans la région, augmente le nombre de ses initiatives de prévention, dont des activités fréquentes de sensibilisation de l’ensemble du personnel et des séances d’information de la population locale sur la politique de zéro tolérance.

Des ressources ont été allouées à la coordination d’une assistance efficace aux victimes de ces actes, notamment les mineurs. Cela inclut un suivi médical et psychologique, ainsi que la fourniture d’un abri par les agences de l’ONU et leurs partenaires. Une liste des victimes et des services dont elles ont besoin est mise à jour continuellement afin d’assurer un soutien permanent.

Malgré ces étapes concrètes, il reste indéniable que dans un pays frappé par la violence armée et ne disposant pas de structures sociales adéquates, le soutien aux victimes est loin d’être optimal.

L’ensemble des entités du système des Nations Unies dans le pays travaillent sans relâche pour réduire le nombre de cas d’exploitations et d’abus sexuels à zéro et pour garantir que chaque victime mineure reçoit l’aide nécessaire pour minimiser autant que faire se peut les conséquences de ces comportements abjects.

A cet égard, la MINUSCA a mis en place un processus de nomination d’un défenseur des droits des victimes, en accord avec les directives du Secrétaire général, dont le rôle principal sera de représenter et de défendre les intérêts des victimes afin de s’assurer qu’elles reçoivent les soins et la protection nécessaires.

De plus, l’Organisation travaille à mettre fin à l’impunité des responsables en renforçant les mesures de compte-rendu, d’investigation et de suivi des cas d’abus sexuels – notamment auprès des pays contributeurs de troupes et de police.