La menace du mercure au cœur d’une réunion historique

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Jeudi, 28 Septembre 2017

Alors que le mercure baisse à Genève aux prémices de l’automne, le monde se rassemble pour la première fois pour discuter de l’impact grandissant de cet élément chimique toxique sur la santé.

La Convention de Minamata sur le mercure est entrée en vigueur le mois dernier. La première conférence des parties se tient du 24 au 29 septembre à Genève. L’objectif de cette rencontre est d’accélérer le processus de contrôle des émissions industrielles de mercure, d’interdire les nouvelles mines de mercure et de réduire son utilisation dans la production d’or.

« La Convention de Minamata montre que le travail entrepris pour protéger la planète et ses populations peut continuer à unir les nations », dit Erik Solheim, Directeur exécutif de l’ONU Environnement.

Cette action internationale concertée sous l’égide de la Convention, qui a réuni 128 signatures, vient au bon moment. Les activités humaines ont doublé les doses de mercure présent dans les 100 premiers mètres sous la surface des océans au cours des 100 dernières années, et on estime que 2960 tonnes supplémentaires de cet élément sont relâchées tous les ans.

Le nom de la Convention, qui découle de la pire catastrophe liée au mercure dans l’histoire, souligne les dommages causés par ce neurotoxique.

En mai 1956, après des décennies de rejet des eaux industrielles polluées dans la bais de Minamata au Japon, les villageois qui consommaient du poisson et des crustacés pêchés à proximité de ces eaux ont souffert de convulsions, de psychoses, de perte de conscience et de coma. 900 personnes sont mortes et 2265 autres ont été diagnostiquées d’empoisonnement au mercure.

Bien que l’ampleur de cette catastrophe n’ait jamais été égalée, les problèmes subsistent aujourd’hui partout dans le mon. La menace sanitaire est particulièrement importante chez les fœtus et les nourrissons.

Le problème réside dans la bioaccumulation. Quand le mercure inorganique présent dans l’air, le sol ou les eaux entre en contact avec l’océan, les particules aquatiques le transforme en méthylmercure – une forme facilement assimilable par la vie sous-marine. A chaque maillon de la chaîne alimentaire, la charge de méthylmercure s’accroit. Et nous nous trouvons très souvent au sommet de la chaine alimentaire.

D’autres efforts sont en cours pour limiter les sources de pollution, dont celles du mercure. L’ONU environnement publie un nouveau rapport : vers une planète sans pollution, lors de la rencontre, qui présente l’ampleur des défis et des solutions que l’Assemblée des Nations Unies sur l’environnement adoptera plus tard cette année.

Other moves are afoot to address sources of pollution, including mercury. UN Environment is releasing a new report, Towards a Pollution-Free Planet, at the Minamata meeting. It lays out the scale of the challenge and points to solutions, which the UN Environment Assembly will take up later this year.

Getting rid of mercury - video