L’échange virtuel sur "Le Multilatéralisme à l’heure du COVID-19"

Date d': 
Vendredi, 01 Mai 2020

Geneva | UNOG | Olga Cheremisina

Plus de 1500 personnes ont regardé sur webtv.un.org l’échange virtuel sur « Le Multilatéralisme à l’heure du COVID-19 » organisé par l’Office des Nations Unies à Genève pour marquer la Journée internationale du multilatéralisme le 24 avril 2020. De nombreux autres ont suivi la discussion sur Facebook Live. Partie intégrante de l’initiative mondiale UN@75 lancée par le Secrétaire général des Nations Unies, l’évènement a rassemblé les dirigeants d’organisations internationales de Genève et des étudiants de l’Université de Genève, de l’Institut de hautes études internationales et du développement, et des membres du think-tank suisse Foraus.

Dans son discours d’ouverture, la Directrice générale de l’ONUG, Mme Tatiana Valovaya a souligné que le scénario d’un retour à la normale n’était pas « réaliste ». Elle espère cependant que cette crise renforcera la coopération et la solidarité internationales et qu’elle conduira à un « multilatéralisme plus inclusif » qui permettra à l’humanité de faire face aux menaces actuelles et à d’autres menaces existentielles telles que l’urgence climatique.

Le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, la Directrice générale du CERN, Fabiola Gianotti, le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, , le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao, le Directeur général de l’UER, Noel Curran, et Fabrizio Hochschild, Sous-Secrétaire général et Conseiller spécial pour les préparatifs du 75e anniversaire de l’ONU ont également participé et ont répondu aux questions des étudiants ainsi que du public sur l’impact de la crise du COVID-19 sur la coopération multilatérale.

Les panélistes et les étudiants ont discuté de la nécessité d’une solidarité mondiale pendant et après la crise, du rôle crucial de la science pour guider la prise de décision, de la nécessité d’une information fiable et transparente pour lutter contre les faits alternatifs, de l’importance de préserver les libertés et les droits individuels et de garantir un accès équitable à la nourriture, aux  médicaments, et à des télécommunications sécurisées pour les plus vulnérables notamment les réfugiés et les travailleurs informels, ainsi que de la nécessité de veiller à ce que la réponse à la pandémie tienne également compte des inégalités croissantes et du changement climatique.

Le panel et le public en ligne ont particulièrement soutenu une proposition d'une étudiante de l'Université de Genève pour une Charte de la jeunesse et l'organisation d'une assemblée de la jeunesse en 2021 aux Nations unies.

Pour conclure, M. Hochschild a noté que “Des vies seront perdues et des vies seront sauvées en fonction de la qualité de notre coopération par-delà des frontières ». Il a fait part de son espoir que « nous retrouvions une aspiration mondiale » à un multilatéralisme revigoré et plus inclusif.

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