Femmes officiers des transmissions: des atouts sur le terrain

Date d': 
Jeudi, 04 Mai 2017

Entebbe | DPKO/DFS

La présence de femmes dans les armées jouent un rôle important dans les opérations de paix, notamment pour sensibiliser aux questions relatives aux femmes sur les théâtres d’opération, pour aider à prévenir les exploitations et les abus sexuels des populations locales, et pour améliorer l’efficacité des opérations.

L’impact des femmes a été mis en avant dans le Rapport du Groupe indépendant de haut niveau chargé d’étudier  les opérations de paix des Nations Unies intitulé « Unissons nos forces pour la paix : privilégions la politique, les partenariats et l’action en faveur des populations », mais selon les dernières statistiques, les femmes ne représentent que 4% des personnels militaires déployés dans les missions des Nations Unies.

Afin de responsabiliser les femmes qui servent dans les transmissions des forces militaires et policières (Spécialistes des technologies de l’information et des communications), l’Académie des transmissions des Nations Unies du Centre de services régional des Nations Unies à Entebbe a mis en place un programme : le Women’s Outreach Course

Cette formation répond aux recommandations de la résolution 2122 (2013) du Conseil de sécurité, qui encourage les pays contributeurs de troupes et de police à augmenter le pourcentage des femmes sous l’uniforme dans les opérations de maintien de la paix. C’est aussi en accord avec l’Objectif de développement durable 5 (Egalité entre les sexes et responsabilisation des femmes).

Les participantes ont ainsi pu être formées sur l’installation, l’utilisation et la maintenance des équipements utilisés par l’ONU ; les modes opératoires standards ; les questions de genre ; et l’environnement opérationnel des Nations Unies. Cela permet de les préparer au contexte du maintien de la paix, d’améliorer les capacités militaires des sections de technologie de l’information et des communications, et de s’assurer de la présence d’éléments clés permettant une collaboration efficace entre la force et la police.

A ce jour, le programme a tenu deux sessions, formant ainsi 75 participantes (55 militaires et 20 policières) de 30 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine. En 2016, 7% (87 sur 1222) des personnels de transmissions formés à l’Académie étaient des femmes.