Ciné-ONU: des esprits critiques pour des temps critiques

Date d': 
Mardi, 09 Mai 2017

Bruxelles | UNRIC

« En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, je lance un appel pour que cessent toutes les formes de répression à l’encontre des journalistes - parce qu’une presse libre fait progresser la paix et la justice pour tous. Protégeons les journalistes, car leurs mots et leurs images peuvent changer le monde. » - Secrétaire général António Guterres.

Le thème de cette journée 2017 est « des esprits critiques pour des temps critiques – le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, juste et inclusives ». Les Nations Unies célèbrent les principes fondamentaux de liberté de la presse tous les ans depuis 1993, en mettant en exergue cette année pourquoi il est vital de renforcer la liberté et la qualité du journalisme afin de permettre aux médias de contribuer efficacement à l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD) 16.

Pour marquer cette journée importante, Ciné-ONU s’est associé au Festival One World International Human Rights Film pour projeter “Tickling Giants”, un documentaire sur la satire, la liberté d’expression et la pression politique, devant une audience comble au cinéma Galeries le 4 mai.

Après la projection, Caroline Petit, Directrice adjointe du Centre régional d’information des Nations Unies (UNRIC) à Bruxelles, et Shaimaa Abu-I-Kheir, membre du syndicat des journalistes égyptiens de de l’Union nationale des journalistes à Londres, ont discuté de l’importance de la liberté d’expression et de la situation actuelle des journalistes en Egypte.

Shaimaa Abu-I-Kheir a décrit la situation actuelle sur la base de son expérience personnelle : « Nous vivons une époque stressante. Des dizaines de personnes sont obligées de quitter le pays. Encore récemment, au moins 23 journalistes étaient emprisonnés, et au moins 12 autres ont été tués [en quelques années]. Il y a beaucoup de menaces physiques et d’attaques ».

Un des spectateurs a demandé à la journaliste si les Européens avaient quelque chose à craindre en ce qui concerne la liberté de la presse ; ce à quoi elle a répondu : « Vous pouvez avoir des débats. En Egypte, vous n’y êtes même pas autorisés ».

Pour clore la discussion, les panelistes ont parlé de ce que pouvait faire la société civile pour protéger les journalistes dans le monde. La réponse de Shaimaa Abu-I-Kheir a été simple : « Vous pouvez vous joindre aux campagnes en ligne pour soutenir les journalistes sur le terrain. Les gens qui croient en ces droits les soutiennent ! ».

Ici,  présentation de la soirée et photos.