BSCI : l’interaction civilo-militaire dans le maintien de la paix

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Jeudi, 24 Août 2017

« Que ce soit dans l’interview de mineurs ayant potentiellement été victimes d’abus sexuels ou dans l’exhumation d’une fosse commune pour rechercher des preuves de crimes de guerre, les enquêteurs dépendent de la collaboration entre autorités militaires et civiles pour faire leur travail », explique un enquêteur du BSCI dans une présentation récente à new York.

Le Bureau des Services de contrôle interne (BSCI) était invité à faire une présentation de don protocole d’enquête lors d’une réunion initiée par les Etats-Unis pour améliorer la compréhension du soutien à apporter à la défense par les autorités civiles.

Environ 35 officiers de 24 pays se sont réunis pour réfléchir à un état de droit démocratique, à la protection des droits humains et à l’utilisation raisonnable de la force dans le contexte du maintien de la paix.

Les enquêteurs du BSCI ont parlé de l’interaction civilo-militaire dans le cadre d’enquêtes et poursuite pour manquements.

« Vous avez besoin du soutien des communautés locales, de sécurité par les militaires et d’information de la part des gouvernements locaux, tout en navigant au travers des organisations bureaucratiques complexes des partenaires qui assurent la préservation de l’état de droit dans des situations post-conflictuelles ».

La présentation du BSCI a abordé des exemples d’enquêtes sur des allégations d’abus et d’atteintes sexuelles en mission de maintien de la paix et l’expérience individuelle sur des enquêtes sur des crimes de guerre dans les Balkans. Ceci a permis d’illustrer la complexité des efforts collaboratifs dans des situations de conflits ou post-conflictuelles.

De nombreuses questions ont été posées par les participants qui désiraient savoir des enquêteurs du BSCI comment développer des stratégies de collaboration d’une perspective militaire et les mettre en place dans des opérations comprenant de multiples partenaires, quand l’état de droit et l’autorité sont des notions incertaines.

« L’expérience des Nations Unies montre vraiment la nécessité d’une collaboration entre tous les partenaires possibles », a dit un participant.

« L’interaction civilo-militaire est un challenge, même sous les meilleures conditions. Les stratégies de collaboration sont cruciales dans des endroits où les communautés et les autorités du pays hôte doivent travailler de concert avec les Nations Unies et les contingents militaires pour assurer un usage approprié de la force ».