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Les peuples autochtones au centre de la scène
21 mai 2009 / 04:14

[New York | Auteur : iSeek]

Opening of the Eighth session of the Permanent Forum on Indigenous Issues | Credit: UN Photo/Devra Berkowitz (397136)

En ce moment encore, et jusqu’au 29 mai, se tient la plus grande réunion des peuples autochtones de toutes les régions du monde à laquelle devraient participer plus de 2 000 personnes. La session annuelle du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones et ses quelque 50 évènements constituent une opportunité pour le personnel de se familiariser avec les situations, contributions et aspirations des peuples autochtones. 

  

Des estimations montrent qu’il existe plus de 370 millions de peuples autochtones dans quelque 90 pays de par le monde. Bien qu’ils proviennent d’horizons géographiques et culturels divers, ils partagent des défis similaires tels que : manque de soins de santé basics, accès limité à l’éducation, perte de contrôle des terres, discrimination, assimilation forcée, pauvreté abjecte, déplacement, violations des droits de l’homme et marginalisation économique et sociale.  

 

La 8e session du Forum de cette année porte sur trois vastes sujets : la mise en place de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ; la relation entre peuples autochtones et corporations industrielles, surtout celles impliquées dans l’extraction de minéraux, de pétrole et d’essence ; et la situation des communautés autochtones dans la région arctique.   

 

Cérémonie d’ouverture

 

Respectueuse des traditions, la session s’est ouverte avec des remerciements à la nature de Tododaho Sid Hill, Chef de la nation Onondaga, de New York. Il remercia entre autres la Terre nourricière, les baies, les arbres, les cerfs et les aigles. 

 

Dirigeant ses pensées vers le ciel, il a remercié le soleil de réchauffer la Terre, la lune d’humidifier la Terre et les étoiles d’aider la lune. 

 Opening of the Eighth session of the Permanent Forum on Indigenous Issues | Credit: UN Photo/Devra Berkowitz (397119)

Prenant ensuite la parole, un représentant de l’Assemblée du Conseil des femmes des premières nations a dirigé les délégués dans une chanson cérémoniale qui honore les femmes en tant que donneuses de vie, prestataires, mères, filles, grand-mères et tantes.   

 

De hauts fonctionnaires des Nations Unies, dont la Vice Secrétaire générale Asha-Rose Migiro, ont pris part à la réunion. Mme Migiro a déclaré que le Forum était une réunion qui se tenait à une période cruciale, alors que le monde menait une lutte contre "ne multitude de crises", notamment celle de la faim intensifiée, de la pauvreté, du réchauffement climatique et des menaces sécuritaires.

  

La Vice Secrétaire générale a poursuivit en soulignant que les peuples autochtones étaient connus pour leur résilience face à la grande adversité mais qu’ils souffraient encore de préjudices et de marginalisation. Les femmes autochtones sont brutalisées par la violence. Des forces puissantes continuent à prendre les terres des peuples autochtones, dénigrent leurs cultures et attaquent directement leurs vies. De tels actes violent chaque principe consacré dans la Déclaration et offensent la conscience de l’humanité. 

 

Elle a déclaré que "nus ignorons les peuples autochtones à notre péril. Mais si nous les écoutons, la société entière en bénéficiera". Il faut apporter leurs contributions à la table des négociations internationales, notamment celles menant à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague en décembre.  

 

Rachel Mayanja, Sous Secrétaire générale au Département des affaires économiques et sociales, a déclaré que les agences des Nations Unies répondaient en réalité bien aux recommandations relatives au développement économique et social proposées par le Forum. Cependant, elle a noté que le suivi des recommandations était difficile dû au manque d’informations de nombreux gouvernements, particulièrement sur l’état du développement humain des peuples autochtones.     

 

Miguel d'Escoto Brockmann, Président de l’Assemblée générale, a souligné l’ "ironie amère" due au fait que tandis que les peuples autochtones font leur possible pour protéger la Terre des "rapaces" agro-industriels, ils sont les plus touchés par la crise économique mondiale. 

 

Victoria Tauli-Corpuz des Philippines, Présidente nouvellement élue de la session, a demandé au Forum de travailler en partenariat avec les agences et programmes des Nations Unies, en faisant appel aux forces de chacun pour s’assurer que les droits des peuples autochtones soient protégés.  

 

"Conservez toujours à l’esprit que nous parlons ici en tant que partenaires et non en tant que protagonistes. Les chances auxquelles nous faisons face en obtenant le respect de nos droits et l’opérationnalisation de notre développement déterminé par nous-mêmes sont nombreux", a-t-elle expliqué.    

 

A propos du Forum et de la Déclaration

 Opening of the Eighth session of the Permanent Forum on Indigenous Issues | Credit: UN Photo/Devra Berkowitz (397131)

Le Forum permanent a été mis en place par le Conseil économique et social en 2000 pour discuter des questions autochtones relatives au développement économique et social, à l’environnement, à l’éducation, à la santé et aux droits de l’homme. Il est composé de 16 experts indépendants travaillant dans leurs capacités personnelles, huit d’entre eux ayant été nominés par des gouvernements et huit directement par les organisations autochtones de leurs régions.

  

Le Secrétariat du Forum permanent sur les questions autochtones est basé à New York dans la Division des politiques sociales et du développement du Département des affaires économiques et sociales

 

L’importante Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, rédigée et débattue pendant plus de 20 ans et adoptée par l’Assemblée générale en 2007, souligne les droits des peuples autochtones à vivre dans la dignité, à maintenir et renforcer leurs propres institutions, cultures et traditions et à poursuivre leur développement déterminé par eux-mêmes, en conservant leurs besoins et aspirations.