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Conférence sur l'amélioration de l'assistance mondiale à l'Etat de droit aux Nations Unies à New York
24 avril 2009 / 11:53

[New York | Auteur : EOSG]

losing Remarks at the conference. (L. to R.) Joelle Jenny, Ambassador Heraldo Muñoz, Sir John Sawers, Jamal Benomar (Photo courtesy EOSG)

Le 20 avril, la Vice-Secrétaire générale, Mme Asha-Rose Migiro, a inauguré la Conférence sur l'amélioration de l'assistance mondiale à l'Etat de droit au Siège des Nations Unies à New York. Cette conférence de deux jours, organisée par l'Unité de l'Etat de droit des Nations Unies en coopération avec le Département pour le développement international du Royaume Uni (Department for International Development ou DFID), a rassemblé plus de 70 "fournisseurs" d'Etat de droit, dont les représentants des donneurs bilatéraux, des organisations régionales et multilatérales, des fondations privées, des ONG, ainsi que des dirigeants nationaux et des officiels du Groupe de coordination et de conseil sur l’état de droit des Nations Unies composé de neuf entités du système [Département des affaires politiques (DPA), Département des opérations de maintien de la paix (DOMP), Haut-Commissariat au droits de l'homme (HCDH), Bureau des affaires juridiques (OLA), Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Haut-Commissariat pour les réfugiés (UNHCR), UNICEF, Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), Office des Nations Unies contre la drogue et le crime(ONUDC)].

La Conférence fait partie des efforts des Nations Unies pour fournir une approche plus stratégique dans l'amélioration de la coordination entre les donneurs et la cohérence dans le domaine de l'assistance globale à l'Etat de droit. Dans son rapport intitulé "Renforcement et coordination de l'action des Nations Unies dans le domaine de l'Etat de droit" (A/63/226), le Secrétaire général recommandait aux donneurs dans le domaine de l'Etat de droit de travailler à une plus grande cohérence entre les entités multilatérales et bilatérales qui fournissent de l'assistance dans ce domaine " en favorisant le consensus sur les politiques d’aide, en appliquant à l’aide à la promotion de l’état de droit les dispositions de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et en créant des structures de coordination de l’action des donateurs afin que les efforts de promotion de l’état de droit soient plus cohérents et dotés des ressources suffisantes".

A l'ouverture de la conférence, la Vice-Secrétaire générale a noté que les Nations Unies n'étaient qu'une des entités à fournir l'assistance dans le domaine de l'Etat de droit parmi d'autres, qui comptaient un large nombre d'acteurs internationaux, gouvernementaux et non gouvernementaux. Cette diversité a pour résultat de saturer le domaine de l'assistance, qui souffre d'un manque de coopération stratégique et de cohérence et qui peut mener à des doublons et à des pertes de ressources et de temps. Elle a expliqué qu'une assistance efficace dans le domaine de l'Etat de droit nécessitait une planification stratégique, des partenariats et une appropriation nationale, tout cela devant être développé par le biais d'une cohérence politique et d'une coopération parmi tous les "fournisseurs" d'assistance.

Les discours majeurs de cette conférence qui ont été prononcés par le M. Baha )Magistrat principal de la Cour suprême d'Afghanistan), par l'Ambassadeur Amina Mohamed (Secrétaire permanent et directeur au Ministère de la justice kenyan) et l'Ambassadeur Hilario Davide (Représentant permanent des Philippines auprès des Nations Unies), ont permis de présenter aux participants les exemples de cohérence parmi les donneurs et de coordination dans le domaine de l'assistance à l'Etat de droit en Afghanistan, au Kenya et aux Philippines. Des groupes de travail ont permis ensuite aux participants de discuter des défis que pose la cohérence des politiques, des modalités d'engagement, de la professionnalisation du domaine de l'Etat de droit, et de la recherche et la mesure de l'impact de l'assistance. La conférence a été faite de façon à explorer des moyens concrets  d'améliorer l'harmonisation dans le contexte de la Déclaration de Paris  sur l'efficacité de l'aide.

L'Ambassadeur Frank Majoor, Représentant permanent du Royaume des Pays-Bas auprès de Nations Unies, faisait office de modérateur de la session finale de la conférence, au cours de laquelle des considérations sur les chemins à explorer ont été abordées. Les participants ont conclu qu'un processus de suivi était nécessaire pour parvenir au consensus entre les donneurs, les politiques d'assistance et les cadres stratégiques, de même qu'une coordination poussée entre les donneurs. "Les Nations Unies continueront de soutenir les efforts de collaboration entre ceux qui reçoivent de l'assistance dans le domaine de l'Etat de droit et ceux qui la fournissent, afin de travailler à une plus grande appropriation nationale, plus de cohérence dans les approches de l'Etat de droit et efficacité accrue de l'assistance", a dit Jamal Benomar, Directeur de L'Unité de l'Etat de droit des Nations Unies. La conférence s'est achevée sur les remarques de Sir John Sawers, Ambassadeur du Royaume Uni et représentant permanent auprès des Nations Unies et de S.E. M. Heraldo Muñoz, Représentant permanent du Chili auprès des Nations Unies et président de la Commission de la consolidation de la paix.