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La piraterie est d’actualité en marge des travaux de la Commission sur la prévention du crime sur le fléau mondial de la criminalité
21 avril 2009 / 03:11

[Vienne | Auteur : iSeek/ONUDC]

L'Union européenne offre des escortes navales le long de la cote somalienne (photo de dossier) - Centre d'actualités de l'ONUPresque chaque jour, un navire est capturé par des pirates somaliens au large de la Corne de l'Afrique. Au cours des derniers mois, les Nations Unies se sont engagées dans le processus de formulation d'une réponse adéquate au problème de la piraterie.

Le 16 avril 2009, la Commission des Nations Unies sur la prévention du crime et la justice pénale a ouvert sa 18ème session à Vienne. À cette occasion, M. Antonio Maria Costa, le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dont le siège se trouve dans la capitale autrichienne, a averti que "le fléau est mondial" et "représente une menace pour la sécurité des villes, des nations et de régions entières."

Dans un éditorial sur la piraterie publié dans la "Lloyd's List" le 5 Février, le Directeur exécutif a indiqué que "la piraterie est devenue une affaire de gros sous." Il a expliqué que "les pirates somaliens sont là pour l'argent, pas pour l'idéologie."

Comment cela peut-il être arrêté?

Selon M. Costa, la première option devrait être la prévention. La communauté internationale doit y contribuer, et pas seulement les gouvernements et les organisations internationales. Une deuxième option serait de poursuivre les suspects devant les tribunaux de pays dont les navires ont été capturés. M. Costa a ajouté que la troisième option -la plus réaliste- permettrait d’intenter des procès aux pirates dans la région, après leur arrestation par les forces policières locales.

M. Costa a par ailleurs suggéré qu'il existe une autre façon d'attraper les pirates: aller après leur trésor. Il a fait valoir que, contrairement aux flibustiers d’antan, les organisations criminelles somaliennes ne vont pas enterrer leur butin dans le sable. Une partie du butin est distribuée à la main ou par l'intermédiaire du "hawala", système somalien de transferts d’argent.

En bref, si les pirates sont insaisissables, leurs vulnérabilités devraient être exploitées.

Le Directeur exécutif de l'ONUDC a conclu son éditorial en affirmant que "bien que la piraterie n'a pas beaucoup changé depuis l'époque des pirates des Caraïbes ou des côtes barbares, l'application de la loi peut désormais compter sur la coopération multilatérale, la législation internationale et l’apport des technologies de communication de pointe. Il faut défaire ces bandits dans les tribunaux, dans les ports et les banques, ainsi que sur la haute mer".

La 18e session de la Commission des Nations Unies sur la prévention du crime et la justice pénale, qui poursuit ses travaux jusqu'au 24 avril, se penche sur les tendances de la criminalité et les solutions à apporter au crime organisé, un fléau sans précédent.