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Célébrer la libération d’un membre du personnel du HCR
06 avril 2009 / 04:19

[Genève | Auteur : HCR/iSeek]

John Solecki, Chef du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) (à droite), photographié avant son enlèvement | Credit : HCR/M. Farman-FarmaianLe Secrétaire général s’est joint au personnel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) afin d'exprimer son soulagement suite à la libération de John Solecki, Chef du bureau du HCR à Quetta, au Pakistan, au cours du week-end.   

M. Solecki a été relâché sain et sauf samedi soir, plus de deux mois après avoir été enlevé au Pakistan, le 2 février (histoire complète sur le site internet du HCR). 

Il a été localisé samedi soir par les autorités pakistanaises à Khadkhutcha, à quelques kilomètres au sud de Quetta. 

Après avoir été examiné par les autorités médicales, M. Solecki s’est rendu en Allemagne à bord d’un vol médical spécial. Il compte se retourner bientôt dans son pays natal, les Etats-Unis.

Lundi, à Genève, António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a fait savoir aux centaines de membres du personnel rassemblés au Siège du HCR que le fait de parler à M. Solecki au téléphone samedi avait été l’un des meilleurs moments de sa vie (histoire complète sur le site internet du HCR).  

Sous les applaudissements du personnel occupant les balcons de l’artium de sept étages du HCR, M. Guterres a déclaré que "tout cela n'aurait sans doute pas été possible sans le travail extraordinaire, l'intelligence, la motivation et le courage, à la fois de notre équipe au Pakistan et de celle de Genève".

Malgré le soulagement ressenti après la libération de John Solecki, Antonio Guterres a indiqué que le personnel de l'agence déplorait la perte de Syed Hashim, un employé qui travaillait depuis 17 ans au HCR et qui a été tué durant l'enlèvement, laissant derrière lui une femme et quatre enfants.

Une minute de silence a été observée en souvenir de Syed Hashim.

M. Solecki, qui fut détenu pendant 61 jours, travaillait depuis deux ans au Balochistan, pour assister les réfugiés afghans, les communautés les accueillant et les personnes locales touchées par les inondations et les tremblements de terre.

Le travail du HCR au Pakistan

M. Guterres a fait savoir que "le HCR est heureux de poursuivre ses efforts humanitaires au Pakistan dans le cadre de l’équipe des Nations Unies travaillant au nom de tout le monde". 

Dans une déclaration liée lue par son porte parole, le Secrétaire général a réaffirmé l'engagement continu des Nations Unies à aider tous les Pakistanais. Ceci s’est illustré dans le propre travail de John Solecki (message complet).  

"Je souhaiterais saisir cette opportunité pour exprimer ma sincère gratitude au Président Zardari du Pakistan et au Président Karzai de l’Afghanistan ainsi qu’aux nombreuses personnes qui ont travaillé sans relâche en faveur de la libération de John Solecki", a fait savoir le SG aux reporters à Paris (déclaration en anglais). 

On compte environ 400 000 réfugiés au Balochistan, vivant dans des villages de réfugiés ainsi que dans des zones urbaines. En plus du bureau auxiliaire de Quetta, le HCR compte deux bureaux au Balochistan.  

Le principal bureau de l’agence se trouve à Islamabad au Pakistan. L’agence dispose également d’un bureau auxiliaire à Peshawar, qui supervise les autres bureaux de terrain. Le HCR compte environ 205 membres du personnel au Pakistan, 37 d’entre eux sont des personnels recrutés sur le plan international, les autres sont recrutés sur le plan national.   

Le Pakistan est le premier pays d’accueil de réfugiés, accueillant plus d’un million de réfugiés, selon des statistiques établis en 2007.  

Le HCR est mandaté par l’Assemblée générale ( A/RES/428 ) pour mener et coordonner l’action internationale en vue de protéger les réfugiés et résoudre les problèmes de réfugiés de par le monde.  Son objectif premier est de protéger les droits et le bien-être des réfugiés.  

Aujourd’hui, 6 500 personnels répartis dans plus de 116 pays continuent à aider quelque 31,7 millions d’individus.  

Sûreté du personnel 

Près de deux semaines après la Journée annuelle de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus, observée chaque année le 25 mars, M. Guterres a aussi fait part de sa préoccupation quant aux dangers accrus auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires et il a appelé au respect des principes humanitaires fondamentaux, en particulier ceux d'impartialité, de neutralité et d'indépendance.

M. Guterres a déclaré que "nous avons besoin d'assurer que ce type d'événements ne se multiplient pas au point de représenter une menace majeure pour la communauté humanitaire, réduisant ainsi notre espace humanitaire et faisant l'objet d'une préoccupation omniprésente pour nous tous". Il a souligné que les travailleurs humanitaires doivent être perçus comme des intermédiaires honnêtes et des acteurs indépendants mais "ce n’est pas une chose facile". 

Le SG a demandé la libération de M. Robert Fowler, son Envoyé spécial pour le Niger, qui est porté disparu depuis décembre 2008.