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Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines 2009
01 avril 2009 / 04:43

[ New York | Auteur : iSeek ] 

Des demineurs retirent une bombe aerienne dans la province de Kunduz | Credit : WRA/MANUACette année, la commémoration mondiale de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines portera sur les besoins du nombre croissant des survivants des mines terrestres et autres victimes. Elle célèbrera aussi les efforts consentis conformément à la vision de l’ONU d’un monde exempt de la menace de mines terrestres et de restes explosifs de guerre. 

Chaque année, la Journée est observée le 4 avril, conformément à la résolution de l’Assemblée générale de 2005 ( A/RES/60/97).

Une liste d’évènements prévus pour sensibiliser l’opinion au sujet des mines terrestres, des restes explosifs de guerre et des efforts visant à les éliminer est désormais disponible en ligne. Spectacles, expositions, manifestations et films seront organisés aux quatre coins du monde, notamment au Cambodge, Soudan, Tadjikistan et Sahara occidental. 

Invitation à l'exposition Living with Mines photo qui se tient à New YorkA New York, une exposition de photos commencera vendredi 3 avril, à 18h00, dans la Galerie nord-est de l’entrée des visiteurs. Cette exposition, intitulée "Living with Mines", présente le travail de deux photographes connus, Gervasio Sanchez d’Espagne et d’Arne Hodalic de Slovénie.

Les photographes exposent la cruauté des mines terrestres mais aussi la force et la dignité des survivants des mines terrestres et des communautés qui vivent quotidiennement au contact de ces armes. Le message de ces images est clair : les mines terrestres n’ont aucune place dans une société civilisée.  

Le travail de M. Sanchez explore l’impact des mines terrestres sur la vie des individus de par le monde.  

M. Hodalic est récemment revenu d’une mission en République démocratique du Congo, où il a documenté le travail constant de l’Équipe de lutte antimines de l’ONU.

M. Dmitry Titov, Sous-Secrétaire général à l'état de droit et aux institutions chargées de la sécurité , inaugurera l’exposition aux côtés de Kiyo Akasaka, Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information ; et les représentants permanents de l’Espagne et de la Slovénie.

La chanteuse et parolière Lucy Woodward se produira à cette occasion.   

Message du SG

Décrivant ses voyages autour du monde dans son message publié à l’occasion de la journée, le Secrétaire général a dit avoir lui-même constaté la désolation causée par les mines terrestres.   

Le SG a fait remarquer que "les conditions changent de l’Iraq au Soudan, du Liban au Zimbabwe, de l’Afghanistan à la République démocratique du Congo. Ce qui ne change pas c’est la menace à la vie et aux membres du corps". 

Il a poursuivi en disant que son "fervent espoir c’est que le monde soit un jour exempt des menaces causées par les mines terrestres et les restes explosifs de guerre. Mais il va falloir des efforts collectifs concertés sur tous les fronts pour réaliser cet objectif. En cette Journée internationale, renouvelons notre engagement à mener ce travail sauveur de vies". 

Hauts fonctionnaires de l’action antimine à Genève

Maxwell Kerley, Directeur du Service de la lutte antimines, dans le cadre de la Mission des Nations Unies en Afghanistan | Credit : Service de la lutte antiminesA Genève, du 23 au 27 mars, les hauts fonctionnaires de l’action antimine de 40 pays affectés par les mines terrestres, quatre organisations des Nations Unies, une douzaine d’organisations non gouvernementales, ainsi que des représentants de pays donateurs et de compagnies commerciales de déminage se sont rassemblés à l’occasion de leur rassemblement annuel. Au cours de ce dernier, ils examinent les progrès réalisés en matière d’élimination des mines terrestres et des restes explosifs de guerre, d’accélération des projets de déminage grâce à de nouvelles technologies et efforts visant à mettre en place des institutions nationales pour gérer les programmes d’action antimine.   

L’évènement annuel constitue le plus grand rassemblement d’experts de l’action antimine.  Il est co-sponsorisé par les Nations Unies et le Centre international de déminage humanitaire de Genève

Entre autres sujets, la réunion portera sur les approches pratiques en vue d’améliorer les connaissances et programmes opérationnels, de renforcer les liens avec les autres secteurs, d’évaluer l’impact de l’action antimine sur les réponses aux urgences et au relèvement rapide et les défis des efforts de mobilisation des ressources.      

Le Japon contribue à hauteur de plusieurs millions de yens à l’action antimine

L'Ambassadeur japonais, Yukio Takasu (a gauche), et le Controleur des Nations Unies, Jun Yamazaki (a droite) | Credit : Service de la lutte antimineAu Tchad et en République démocratique du Congo, les mines terrestres et surtout les munitions sont parmi les effets les plus pernicieux des années de combat.  

Des centaines de milliers de personnes devraient bénéficier d'une généreuse contribution du Japon portant sur l’amélioration des conditions de vie des individus qui font face au danger quotidien des mines et restes explosifs de guerre. 

La contribution du Japon, d’une valeur de 762 millions de yens japonais, a été officiellement présentée début mars au Service de la lutte antimines.  

Au cours de l’année 2008, le Japon était le deuxième plus grand contributeur au Fonds d'affectation spéciale pour l'assistance à la lutte antimines, géré par le Service de la lutte antimines.  

Le fonds présenté par l’Ambassadeur japonais, M. Yukio Takasu, permettra la mise en place de deux nouveaux projets en République démocratiques du Congo : Enquête et réponse rapide sur les/aux champs de mines et restes explosifs de guerre et le Développement et la mise en place d’une Stratégie d’assistance aux victimes.   

Au Tchad, le fonds aidera le pays à se rapprocher de son objectif qui consiste à se débarrasser de tous les lieux minés avant la fin des dix ans de ratification du Traité d’interdiction des mines antipersonnel. Le Tchad est l’un des dix pays les plus touchés par les mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre.