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Sur fond de crise financière mondiale, la Conférence de Doha permettra de revoir et de faire avancer le Consensus de Monterrey
26 novembre 2008 / 03:01

[New York | Auteur : DESA]Conférence internationale de suivi sur le financement du développement, chargée d'examiner la mise en oeuvre du Consensus de Monterrey

La Conférence internationale de suivi sur le financement du développement, chargée d'examiner la mise en oeuvre du Consensus de Monterrey  doit commander samedi 29 novembre à Doha, au Qatar. Cette conférence de trois jours (29 novembre-2 décembre) devrait permettre de revoir et de faire avancer le l'ordre du jour sur le financement pour le développement, établi lors de la Conférence de Monterrey il y a 6 ans.

 

Cet ordre du jour prépare une plateforme universelle et concrète, à partir de laquelle les pays - riches et pauvres - pourront développer une coopération économique multilatérale. Dans le cadre du partenariat global pour le développement issu du Consensus de Monterrey, les pays en développement ont accepté de prendre la responsabilité d'améliorer leur gestion macroéconomique, pendant que les pays développés ont accepté d'être des partenaires actifs dans le processus de développement, en fournissant de l'aide et en s'assurant que toutes les conditions mènent au développement.

 

L'économie mondiale étant à un point critique, le fait que la Conférence de Doha   intervienne maintenant est une opportunité pour les dirigeants mondiaux de pousser leurs efforts sur les questions importantes du financement pour le développement. Parmi les problèmes clés à discuter, on peut nommer le problème de la dettes des pays en développement, la coopération internationale en matière fiscale, la qualité et distribution de l'aide, les sources innovantes de financement (en particulier concernant la sécurité alimentaire et les changements climatiques), le poids et la participation des pays en développement dans la gouvernance économique internationale, et la réforme du système financier mondial.

 

Une des préoccupations premières au sein de la crise financière - prix de la nourriture et du carburant élevés - est de s'assurer que les résultats obtenus dans la lutte mondiale contre la pauvreté, la faim, la malnutrition, la maladie et l'illettrisme - et les efforts à venir pour atteindre les OMD - ne sont pas mis en péril.

 

En plus de la conférence principale, environ 60 événements parallèles permettront de discuter de questions de financement spécifiques, dont la façon de rééquilibrer la parité dans le développement ou l'échange de pratiques optimales "Sud-Sud" et matière fiscale pour mobiliser les ressources domestiques pour le développement. Il y aura aussi un Forum global de la société civile  juste avant la conférence, les 26 et 27 novembre, et un Second Forum sur le commerce international  sur le financement pour le développement, le 28 novembre.

 

La Conférence de suivi de Doha, qui a lieu deux semaines après le Sommet du G20 à Washington sur la crise financière mondiale, permettra à tous les pays d'exprimer leurs vues. De plus, cette plateforme mondiale offre l'occasion aux institutions internationales, la société civile et le secteur privé de travailler de concert vers un multilatéralisme plus fort et plus inclusif.

 

A la veille de la Conférence de Doha, le 28 novembre, le Secrétaire général, en compagnie de l'Emir du Qatar Sa Majesté le Sheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, présidera une réunion informelle de haut niveau avec les dirigeants mondiaux pour discuter des façons de surmonter la crise financière et d'atténuer les effets du ralentissement économique.

 

Pour en savoir plus

 

Conférence internationale de suivi sur le financement du développement, chargée d'examiner la mise en oeuvre du Consensus de Monterrey   

 

Forum global de la société civile 

 

Second Forum sur le commerce international