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La chef de la CEPALC implique les leaders politiques sur la crise financière mondiale
26 novembre 2008 / 11:37

[Santiago | Auteur : CEPALC]

Au cours de la semaine dernière, la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), Alicia Bárcena, a pris part à plusieurs événements, dont des réunions avec les Présidents de la région, au cours desquelles ils ont évoqué l'impact de la crise financière mondiale sur la région et la nécessité d'une régulation et d'une supervision approfondie.

 

Les autorités appellent à une réforme en profondeur du système financier international

 George Soros, Alicia Bárcena, le Président Leonel Fernández, la Première dame de la République dominicaine Margarita Cedeño de Fernández, et Joseph Stiglitz. (Crédits : CEPALC)

Les officiels et les experts rassemblés en République dominicaine la semaine dernière ont exhorté les dirigeants du monde à réformer profondément le système financier international et à améliorer la régulation et la supervision flux financiers, à la lumière de la crise mondiale actuelle.

 

Alicia barcena et le President de la Republique dominicaine Leonel FernandezCe séminaire de deux jours sur L'ordre financier mondial émergent : perspective régionale, tenu les 22 et 23 novembre, était organisé par le Président dominicain Leonel Fernández, avec la collaboration et le soutien de la CEPALC  , la Banque de développement interaméricaine ( IDB  ) et l'Organisation des états américain ( OAS  ) pour discuter des effets de la crise financière mondiale en Amérique latine et dans les Caraïbes.

 

Les participants ont appelé les institutions financières et les pays à développer des politiques économiques anticycliques pour compenser les effets de la crise actuelle. Ils se sont aussi mis d'accord sur la nécessité de créer un financement spécial pour les pays émergents qui n'ont pas la capacité de mettre ce genre de politiques en place, et ont appelé à une plus grande coordination internationale dans les politiques macroéconomiques.

 

Le President de la Republique Dominicaine et la Premiere ministre d'Haiti"Nous devons nous assurer que les fonds fournis par les organisations internationales se retrouvent dans l'économie réelle, pour améliorer la compétitivité des pays. Nous devons définir un nouvel objectif de développement", a déclaré Alicia Bárcena.

 

Le Président du Honduras, Manuel Zelaya ; Le Premier ministre d'Haïti, Michéle Pierre-Louis ; Mme Bárcena ; Le Secrétaire général de l'OAS, José Miguel Insulza ; des officiels des gouvernements, ainsi que des représentants du Fonds monétaire international ( FMI  ), la Banque mondiale   et l'IDB assistaient à cette réunion.

 

Les principaux orateurs étaient George Soros, Président de Soros Fund Management   et Directeur de l' Open Society Institute  , Joseph Stiglitz, professeur à l'Université de Columbia et Prix Nobel d'économie en 2001, et Nicolás Eyzaguirre, Directeur du Département de l'hémisphère occidental au FMI.

 

Les résultats de ce séminaire, intitulés "Declaration of Santo Domingo", seront présentés à Bahia, au Brésil en décembre, au cours d'une réunion organisée par le président Luiz Inácio Lula da Silva pour discuter de la crise financière internationale.

 

La Directrice de la CEPALC et le Président mexicain insistent pour prendre avantage de la crise financière

 Le president mexicain Felipe Calderon

La crise financière globale est une opportunité pour réformer l'ordre économique international, dans lequel il devrait y avoir plus d'intervention des états et de participation des économies émergentes, ont déclaré le Président du Mexique Felipe Calderón, et Mme Alicia Bárcena, pendant une réunion le 21 novembre au siège de la CEPALC à Santiago, au Chili.

 

Alicia Barcena et le President mexicainLe Président Calderón, en visite officielle au Chili, a donné une conférence, suivie par des représentants du Gouvernements chilien, du corps diplomatique, du monde académique, et du système des Nations Unies.

 

Face à la crise actuelle, a dit le Président Calderón, L'Amérique latine et les Caraïbes devraient agir pour augmenter leur crédibilité et la foi dans l'avenir.


Les mesures anticycliques doivent être adoptées de façon coordonnée, a-t-il déclaré, appelant à la discipline dans les finances publiques. Il a enjoint les gouvernements à éviter ce qu'il a appelé "le surendettement de leurs économies". Le Président Calderón a dit croire en l'application des "mesures anticycliques profondes, telles que les dépenses publiques pour les infrastructures ou l'investissement".


Le Président mexicain a aussi rappelé la nécessité de réformer les systèmes financiers nationaux et internationaux. "L'Etat doit jouer un rôle clair, ferme, et réglementaire, pour corriger ce que le marché n'a pas pu faire et qui nous a mené à la crise", a-t-il insisté.

 
Une structure financière globale, qui soit capable de comprendre et d'intervenir dans le nouveau contexte économique,  doit être créée. "Il devrait y avoir un participation plus grande des économies émergentes et des processus de prise de décision plus rapides. Les organisations internationales, dument financées, doivent intervenir pour compenser la contraction du crédit à laquelle nous assistons dans les économies en développement", a dit le Président Calderón.

   Alicia Barcena, Secretaire executive de la CEPALC
Cependant, il a noté que les gouvernements devraient éviter un retour au protectionnisme. "Cela serait une fausse solution à la crise. Je crois que le rôle du commerce et du marché est un sujet qui devrait être débattu à la CEPALC, en Amérique latine et dans le monde entier. Dans cette économie globale, la création de barrières pour le commerce et les investissements ne feront qu'exacerber la récession", a prévenu le Président Calderón.

 

Le Président mexicain a appelé les pays d'Amérique latine à travailler ensemble pour lutter contre la crise. "Par dessus tout, j'appelle les peuples et les gouvernements de la région à une fois encore ne pas perdre espoir dans le futur, mais à travailler (avec détermination) pour prendre la direction de ce futur et considérer la crise actuelle comme une vraie opportunité", a-t-il dit.

 
Alicia Bárcena a rappelé la déclaration qu'elle avait faite lors de sa prise de fonction de Secrétaire exécutive de la CEPALC, que le monde "ne vit pas dans une période de changements, mais plutôt un changement de période", et a appelé à l'action, disant que la crise financière internationale était une opportunité de faire les choses différemment.

 

"Aujourd'hui, nous avons cette chance et il est de notre devoir d'en tirer le maximum. Le Sommet du G-20 de la semaine dernière et la participation de l'Argentine, du brésil et du Mexique ont été des événements historiques, une chance pour la région de faire entendre sa voix et de prendre sa destinée en main", a-t-elle déclaré.

 
Elle a aussi envoyé un message aux trois pays : "Evitons les marchés sur-régulés, les positions commerciales protectionnistes, protégeons les dépenses sociales, investissons dans les infrastructures pour créer des emplois, mais prenons soin de l'environnement". Elle les a aussi pressés de "demander la solidarité des pays développés pour les plus pauvres, avec la même magnitude, la même priorité et la même urgence dont ces pays font preuve pour secourir le système financier".


Mme Bárcena a dit au Président Calderón que "les défis d'aujourd'hui sont énormes. Le Mexique, et tous les pays de l'Amérique latine et des Caraïbes, peuvent continuer à compter sur la CEPALC". Elle a ajouté : "Nous avons besoin de plus de Mexique ici dans le sud. La reconception du système financier international nous offre une opportunité de confirmer que le multilatéralisme est la méthode et le cadre pour ce changement".

 

La Directrice de la CEPALC discute de la crise financière avec le Président du Brésil

le President du Bresil

La Secrétaire exécutive de la CEPALC, Alicia Bárcena - qui était au Brésil pour assister à la Conférence internationale sur les biocarburants, organisée par le Gouvernement brésilien du 17 au 21 novembre - a rencontré le Président du brésil Luiz Inácio Lula da Silva à Sao Paolo la semaine dernière, pour discuter des effets de la crise financière mondiale dans la région.

 

Elle a proposé de préparer un résumé sur les effets attendus de la crise dans la région et sur les mesures à court et moyen terme que les pays peuvent mettre en place face à cette situation.

 

Le Président Lula a insisté sur l'importance stratégique pour les gouvernements de la région d'avoir des professionnels hautement qualifiés capables de mettre en oeuvre les politiques publiques de manière efficace.

 

Mme Bárcena a suggéré d'étendre et d'approfondir le travail du Latin American and Caribbean Institute for Economic and Social Planning ( ILPES  ), dépendant de la CEPALC, pour y parvenir.

 

Au cours de la "Conférence internationale sur les biocarburants : biocarburants comme vecteurs du développement durable", Mme Bárcena a participé au lancement du livre "Sugarcane-based Bioethanol: Energy for Sustainable Development", publié par la Banque nationale brésilienne pour le développement économique et social ( BNDES  ), le Center for Strategic Management and Studies ( CGEE  ) du Brésil, la CEPALC et le bureau régional de la FAO  .