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Les points forts de la campagne du SG pour mettre fin aux violences à l'encontre des femmes
24 novembre 2008 / 08:21

[Santiago/New York | Auteur : iSeek] UNis pour mettre fin a la violence a l'egard des fermmes - cliquer ici

Cette année, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes   est commémorée dans l'ensemble du système des Nations Unies par un certain nombre d'événements au Siège et sur le terrain, reflétant la Campagne en cours du SG pour mettre fin à ce fléau.

 

La violence à l'encontre des femmes est une des violations les plus abominables, systématiques et répandues des droits de l'homme dans le monde. Dans les pays pauvres et riches, des femmes sont battues, l'objet de trafics, violées et tuées. Au moins une femme sur trois a des risques d'être victime de ces abus au cours de sa vie.

 

"Ces violations des droits de l'homme font plus que blesser les individus ; elles menacent le développement, la paix et la sécurité des sociétés entières", a dit le Secrétaire général dans une  déclaration   à l'occasion de cette journée, observée le 25 novembre 2008.

 

L'AG a fait du 25 novembre la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes en décembre 1999, encourageant ainsi les gouvernements, les organisations internationales, les groupes de la société civile et les ONG à organiser des activités autour de cette question.

 

Cette journée donne le départ à 16 jours de campagne pour sensibiliser le public aux violences faites aux femmes, et qui s'achèvera le 10 décembre, Journée internationale des droits de l'homme et anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme  .

 

"Nous devons faire plus pour faire appliquer les lois et lutter contre l'impunité', a déclaré le SG, insistant sur le besoin de "combattre les attitudes et les comportements qui tolèrent, excusent ou ignorent  la violence contre les femmes". Le SG a aussi appelé à un financement plus important des services aux victimes et aux survivantes de cette violence.

 

En février de cette année, le SG a lancé une campagne pluriannuelle UNis pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes  , dont le but est de faire cesser cette violence partout dans le monde. Elle va durer jusqu'en 2015, date à laquelle les OMD doivent être atteints.

 

La résolution 1820   du Conseil de sécurité, adoptée en juin dernier, a reconnu que la violence sexuelle comme tactique de guerre est une question qui touche à la paix et la sécurité internationale. La résolution mandate les opérations de maintien de la paix, en particulier celles dont la tâche est de protéger les civils, d'inclure la protection des femmes et des enfants contre toute forme de violence. 

 

La résolution demande aussi des efforts plus importants pour la mise en place de la politique - vitale - de tolérance zéro en ce qui concerne l'exploitation sexuelle par des personnels de l'ONU, et presse les pays contributeurs de troupes et de police à assumer toute la responsabilité en cas de faute. L'adoption de la résolution 1580 fait partie d'une tendance grandissante pour lutter contre e fléau, a fait remarquer le SG.

 

Evénements spéciaux à Santiago

 

Videoclips de la CEPALC Afin de soutenir la campagne du SG, la Division des affaires de genres de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes ( CEPALC  ), a préparé sept mini- vidéo clips  , en espagnol, pour sensibiliser le public à la situation de violence qu'endurent beaucoup de femmes de la région.

 

Sous le slogan : "La sécurité des citoyens commence à la maison", chaque clip met l'accent sur un aspect de la violence à l'encontre des femmes, et suggère des mesures pour "contrecarrer les violences incommensurables a l'encontre des femmes du monde entier".

 

Combattre la violence contre les femmes en Amérique latine et dans les Caraïbes et de plus en plus nécessaire et urgent, selon la CEPALC, qui coordonne le rapport régional sur cette question, intitulé : No more!  

 

Bien que le cadre légal existe dans la région pour lutter contre cette violence, les trois pouvoirs entravent son efficacité à cause de déficiences et de lacunes de ressources techniques, financières et humaines. Le problème est aggravé par la persistance de facteurs culturels qui renforcent l'impunité. "Tout cela empêche les femmes d'utiliser pleinement leurs capacités et d'exercer leurs droits", a déclaré Alicia Bárcena, Secrétaire exécutive de la CEPALC.

 

Depuis 1995, la plupart des pays de la région ont mis en place une "première génération" de lois pour lutter contre la violence domestique. Dans plusieurs pays, le débat continue. Le Brésil, le Chili, le Mexique et le Venezuela ont adopté une "deuxième génération" de lois, qui corrigent les procédures et les normes qui rendent possible l'impunité et laissent les victimes sans protection.

 

En dépit des progrès réalisés, dit Mme Bárcena, les réformes ne suffisent par à changer les modèles culturels qui cadrent les relations entre les femmes et les hommes. "Nous espérons que ces clips seront des outils efficaces pour sensibiliser les gens et soutenir les efforts de chacun".

 

En plus de ces vidéos, il y a un message de la Secrétaire exécutive de la CEPALC Alicia Bárcena, et d'autres matériels audiovisuels qui contiennent des témoignages de victimes appartenant aux Conseils de défense communautaires du Pérou. Le projet a remporté le concours 2005-2006 pour les expériences d'innovation sociales  , organisé par la CEPALC, avec le soutien de la Fondation W.K. Kellogg.

 

 

Les activités à New York Cliquer ici

 

mardi 25 septembre, le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences, avec le Bureau de la Conseillère spéciale pour la parité des sexes et la promotion de la femme ( OSAGI  ) et le FNUAP  , organisent un événement de haut niveau avec des représentants du système des Nations Unies, des gouvernements et de la société civile. Dans l'auditorium Dag Hammarskjöld, le programme commencera à 10h par un panel qui rappellera les réussites de 15 années de travail du rapporteur spécial et mettra l'accent sur certains des défis et questions émergents.

 

L' UNIFEM   tiendra une conférence de presse à 12h30 en salle S-226 pour annoncer les résultats de la campagne Say NO to Violence against Women  , une initiative sur Internet qui tente de rassembler un million de signatures depuis novembre dernier. L'ambassadrice de bonne volonté de l'UNIFEM, Mme Nicole Kidman remettra les signatures collectées au SG. Des orateurs du monde entier interviendront au cours de cet événement qui se tiendra à 13h dans la salle de l'ECOSOC.

 

"Mika", une pièce mise en scène et jouée par l'ensemble théâtral Tiyatroglobal, et inspirée par l'appel du SG à mettre fin à la violence à l'égard des femmes, sera interprétée à 18h30 dans la salle du Conseil de tutelle. Cet événement, sur invitation uniquement, organisé par l'Inter-Agency Network on Women and Gender Equality ( IANWGE  ), veut montrer les diverses manifestations de violence à l'encontre des femmes et comment le monde peut faire la différence en devenant un endroit où la femme est respectée. Dans une déclaration , le SG a remercié IANGWE pour la façon admirable dont cette institution traite le problème critique de la violence à l'encontre des femmes.