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Le SG appelle à une action urgente pour parvenir à la parité homme-femme aux Nations Unies
24 novembre 2008 / 12:14

[New York | Auteurs : Centre des nouvelles/iSeek]

Office of the Special Adviser on Gender Issues and Advancement of Women web site (Credit: OSAGI)

Mécontent des progrès "lents" pour parvenir à la parité des genres dans le système des Nations Unies, le Secrétaire général BAN Ki-moon a appelé à redoubler d'efforts pour renverser cette "tendance regrettable".

 

Dans un rapport intitulé " Amélioration de la situation des femmes dans les organismes des Nations Unies " (A/63/364) soumis à la 63e session de l'Assemblée générale, le SG a dit que les données disponibles "montre[nt] clairement que les progrès ont été très lents, voire insignifiants".

 

Cet objectif devait être atteint en 2000. Quoiqu'il en soit, les femmes ne représentent que 38,4 % des personnels du système des Nations Unies, et entre le 31 décembre 2004 et le 31 décembre 2007, il n'y a eu que 1,5 % d'augmentation de ce taux.

 

Au sein du Secrétariat, la proportion des femmes dans les catégories professionnelles et supérieures est restée statique, avec une augmentation de seulement 0,2 dans les deux dernières années, après la mi-2006.

 

"Tout le système doit redoubler d’efforts en adoptant de nouvelles politiques là où il n’en existe pas et s’employer plus activement à appliquer celles qui existent déjà", a pressé le SG, en ajoutant : "Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que l'on pourra véritablement s'acheminer vers la parité des sexes au sein du Système des Nations Unies".

 

En dépit des progrès "insignifiants", il y a une sensibilisation accrue sur la question de la parité au sein des Nations Unies. Ceci, associé avec la connaissance d'avancées minimes, selon le rapport, peut amener à des changements positifs.

 

Le Secrétaire général a insisté sur la responsabilité des hauts fonctionnaires de s'assurer que les politiques existantes soient mises en place. "Il faut s'efforcer d'éliminer les comportements institutionnels non formels du Système des Nations Unies qui entravent la promotion de la femme", a-t-il écrit dans la nouvelle publication, appelant pour des arrangements de travail flexible.

 

Le rapport cite des agences telles que l'UNESCO et le PNUD , qui ont mis en place des "pratiques optimales" pour parvenir à l'équilibre des genres.

 

L'UNESCO, par exemple, a pris des mesures pour parvenir à 50% de femmes au niveau décisionnel d'ici à 2015, pendant que le PNUD recommandait, dans un rapport récent, la "discrimination positive" (affirmative action) pour atteindre et maintenir les objectifs de parité, cette mesure étant couplée avec des mesures de mobilité interagences efficaces, spécialement parmi les femmes dans des positions de décideurs.

 

Selon le rapport du SG, les entités des Nations Unies ont identifié des obstacles dans 7 secteurs : responsabilité inadéquate, mécanismes de surveillance et de mise en place ; le manque de mesures spéciales pour parvenir à l'équilibre des genres ; l'absence d'un système de points focaux ; une limite dans la flexibilité des arrangements de travail ; manque d'externalisation dans le recrutement ; faible nombre des candidates qualifiées ; et manque de données adéquates sur les causes de ces faibles taux de femmes.

 

Presque toutes les organisations au sein du Système vont devoir faire face à un grand nombre de départs à la retraite dans un futur proche, ce qui fournira une chance d'accélérer les progrès dans la promotion et le recrutement de femmes qualifiées.

 

Voir aussi  

Site internet de l'OSAGI