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Améliorer la sécurité des femmes sur les court et long termes
03 novembre 2008 / 11:41

[New York | Auteur : DOMP]Lieutenant General Chikadibia Isaac Obiakor, Military Adviser, Department of Peacekeeping Operations | Credit: DPKO

Le 10 octobre 2008, le Lieutenant Général Chikadibia Isaac Obiakor, Conseiller militaire, du Département des opérations de maintien de la paix (DOMP), a participé à une réunion conjointe Union européenne (UE)/UNIFEM à Bruxelles sur la Mise en œuvre des résolutions 1325 et 1820 du Conseil de sécurité dans les missions de l'UE : Améliorer la sécurité des femmes dans le court et long terme.

 

La conférence, organisée conjointement par l'Union européenne et le Fonds des Nations Unies pour le développement de la femme (UNIFEM), constitue l'un des nombreux efforts consentis par la communauté internationale et l'Action de l'ONU contre la violence sexuelle dans les conflits pour développer un cadre politique complet de lutte contre la violence à l'égard des femmes, en réponse à la résolution 62/134 de l'Assemblée générale, et les résolutions 1325 et 1820 du Conseil de sécurité.

 

La Conférence, qui s'est tenue au Siège de l'UE à Bruxelles, a orienté ses discussions sur des recommandations nécessaires à prévenir la violence sexuelle contre les femmes et les filles.  Plus de 300 participants d'Etats Membres, de la société civile, d'ONG et de diverses entités de l'UE et de l'ONU ont participé à la conférence.

 

Lors de son allocution, le Général Obiakor a déclaré que la violence sexuelle à l'égard des femmes et des filles demeurait un grave défi, qui ralentit la paix et la stabilité durables nécessaires à un retour au calme rapide dans les communautés post-conflits.  C'est pourquoi il est nécessaire de développer une approche holistique et complète qui rassemblera l'ONU, l'UE et les autres partenariats pour articuler les stratégies et générer des ressources afin d'arrêter la prévalence continue de ce fléau dans les zones post-conflit de par le monde.

 

Soulignant que l'impunité doit prendre fin, le Conseiller militaire a expliqué qu'il existe un réel besoin de maximiser l'interface du Bureau des affaires militaires du DOMP avec l'UE et les autres partenaires, en adoptant une approche stratégiquement cohérente afin d'harmoniser et d'optimiser les capacités existantes pour lutter contre la violence sexuelle.   

 

Il a informé le groupe des initiatives prises par le DOMP pour prévenir la violence sexuelle, et a fait le lien entre le travail du maintien de la paix de l'ONU et l'UE, et a souligné les domaines clefs pour une meilleure coopération afin d'assurer la sécurité pour les femmes dans les conflits et dans les situations post conflits. 

 

Le Général a rappelé les quatre points d'entrée importants identifiés par le DOMP pour orienter le travail des gardiens de la paix dans la protection des femmes et des filles contre la violence sexuelle : cadre, ressources, formation et leadership politique.

 

Cadre 

 

Il a souligné l'importance de mandats et de concepts d'opération clairs pour diriger les commandeurs militaires des forces multinationales de maintien de la paix de l'ONU afin de protéger les femmes et les filles contre la violence sexuelle.  Ceci ne porte pas préjudice au cadre de la protection des civils.  Il a aussi insisté sur la nécessité pour le DOMP/Département de l'appui aux missions d'aborder de manière consistante la mise en place des résolutions 1325 et 1820 du Conseil de sécurité lors des processus de planification des missions, notamment les phases de contrôle et d'évaluation.

 

Ressources

 

Le Conseiller militaire a souligné le fait que le DOMP, en particulier son Bureau des affaires militaires, continue à encourager les Etats Membres à déployer du personnel militaire féminin, notamment le personnel qui dispose d'une expertise dans la gestion du problème de la violence sexuelle.  Le Département a initié le partage des meilleures pratiques des stratégies efficaces de recrutement et de déploiement des femmes pour le maintien de la paix et a encouragé les Etats Membres à revoir les options de mise en place de récompenses pour permettre aux mères de famille de servir dans le maintien de la paix.

 

Formation

 

Le matériel standardisé de maintien de la paix pour le pré-déploiement et la formation en mission comprendra des messages clefs et un cadre pour prévenir et répondre à la violence sexuelle.  Le DOMP continuera à encourager les Pays contributeurs de troupes / les Pays contributeurs de police à assurer que leurs gardiens de la paix sont correctement formés et équipés pour mener à bien leur tâches mandatées.  Les pays contributeurs de troupes conserveront la responsabilité de la formation pré-déploiement de leurs troupes et continueront à travailler avec les Etats Membres pour s'assurer que la formation pré-déploiement devient une exigence obligatoire pour les services du maintien de la paix.

 

Leadership politique

 

Sur ce point, le Général a souligné le rôle du Conseil de sécurité, des Représentants spéciaux du Secrétaire général et des Commandants de la Force qui sont responsables de donner le ton pour s'assurer que l'attention prioritaire est donnée à la protection des femmes et des enfants contre la violence sexuelle.  Il a ajouté que les pays hôtes pourraient également aider en identifiant les lacunes et en assistant l'ONU et les autres partenaires en protégeant mieux les femmes et les filles, surtout dans l'environnement post-conflit immédiat.

 

Partenariat du DOMP avec l'Union européenne (UE) :

 

Citant l'exemple de la coopération réussie avec l'EUFOR-RDC, déployée par l'UE pour soutenir la mission de maintien de la paix en RDC, le Général Obiakor a commandé l'UE pour ses efforts dans la stabilisation de la RDC lors des élections présidentielles cruciales de 2006.  Il a aussi commandé l'UE pour son travail de terrain dans les domaines importants de l'état de droit et de la réforme du Secteur de la sécurité. 

 

Il a souligné le besoin d'une planification holistique et complète pour s'assurer de la fonctionnalité de la protection des femmes et des enfants face à la violence sexuelle, en renforçant les faibles institutions sécuritaires qui pourraient en retour éviter l'impunité en faisant comparaitre les criminels devant la justice.

 

Le Général Obiakor a conclu que le succès et la durabilité de nos efforts visant à prévenir la violence sexuelle dans les situations de conflit requièrent un engagement collectif de tous les partenaires pour s'assurer que les objectifs de la promotion des droits de la femme et l'émancipation occupent un rôle central dans la consolidation de la paix dans les pays post-conflit.  L'ONU ne peut y parvenir seule.