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OCHA mobilise les données des médias sociaux - Quelle influence sur votre travail

Publié: jeudi 25 juillet 2013, New York | Auteur: iSeek/Maria Renee Luque

Lorsque des inondations ont touché les Philippines en juin 2013, OCHA a produit une carte montrant l'impact des orages, sur la base des médiaux sociaux. En Libye, les tweets envoyés par la population sur le terrain ont facilité le développement d'une carte d'urgence. Daniel Gilman, d'OCHA, aborde cette nouvelle tendance dans une interview avec iSeek.

“Les changements que l'on constate dans l'humanitaire, l'économie, le maintien de la paix et d'autres domaines exigent une compréhension de la façon dont les réseaux humains fonctionnent, du low tech comme la radio, jusqu'aux mobiles et aux textos sur internet", ont expliqué Daniel Gilman, spécialiste des affaires humanitaires, et Imogen Wall, coordinatrice, Communications avec les communautés affectées, qui ont récemment contribué à un rapport d'OCHA intitulé "L'humanitaire à l'heure des réseaux - Données humanitaires et tendances mondiales 2012"
http://www.unocha.org/hina  .

“Il est essentiel que l'on crée des mécanismes éthiques, responsables et sensibles pour gérer le contenu généré dans les pays affectés par des catastrophes naturelles ou des conflits violents", a expliqué Daniel à iSeek. Pour l'ONU, deux des principaux défis sont la collecte de données et l'harmonisation de la gestion de l'information à l'intérieur du système des Nations Unies.

Le rapport appelle au partage des données entre agences et à une meilleure coordination dans la façon dont les Nations Unies produit et engrange les informations. La standardisation des données faciliterait non seulement la catégorisation et la structure, mais elle permettrait aussi à l'Organisation de passer à un niveau supérieur dans l'efficacité. 
 
"Ce qui manque, c'est la prochaine étape. Comment est-ce que ces cartes sont utilisées? Quel est leur impact sur la prise de décision?", dit Daniel. "Nous savons qu'il existe une forte pénétration de la téléphonie mobile en Afrique et que les Philippines sont un grand utilisateur de médias sociaux, mais cela devient plus difficile si l'on cherche à savoir comment ils sont utilisés en cas de catastrophe ou de conflit. Il y a de nombreux projets pilotes ou études de cas mais pas de données solides montrant leur impact ou leur efficacité".
  
 Digital Humanitarian Network (digitalhumanitarians.com), qui est un réseau informel d'organisations techniques volontaires, comme Humanitarian Open Street Map ou Traducteurs sans frontières, qui se groupent pour répondre à une crise humanitaire.
 
"Si jusqu'à présent l'ONU s'est reposée exclusivement sur des informations produites en interne, il faut reconnaître que désormais nous n'avons plus le contrôle. Les gens produisent toute cette information et nous avons l'obligation de trouver le moyen d'en tirer parti, en particulier dans des situations de vie ou de mort", a dit Daniel en conclusion.