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DPI souligne un « crime sans nom » - le Génocide au Rwanda

Publié: mardi 14 mai 2013, New York | Auteur: Départment de l'information

La Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée par l'ONU en 1948 avait pour but d'empêcher que les horreurs de l'Holocauste ne se reproduisent. Malheureusement, la communauté mondiale a failli dans la prévention du génocide à plusieurs occasions, notamment au Cambodge, au Rwanda et en Bosnie. Pourquoi est-ce que la promesse du « jamais plus » s'avère-t-elle si difficile à honorer?

C'est en partie parce que la grande majorité du monde d'aujourd'hui n'a pas été exposée au problème et parce que nous n'en avons pas tiré les leçons. Winston Churchill, le célèbre Premier Ministre du Royaume-Uni, a qualifié de « crime sans nom » l'extermination systématique et délibérée de près de 6 millions de juifs européens.
En 2003, l'Assemblée générale a fait du 7 avril la Journée internationale de réflexion sur le génocide de 1994 au Rwanda dans sa résolution 58/234.

Le Département de l'information a organisé 20 événements grâce à ses Centres d'information des Nations Unies (CINU) afin de rendre hommage aux millions d'innocents tués pendant le Génocide au Rwanda en 1994. Dans le cadre de la campagne « jamais plus », ayant pour objectif que le monde agisse lorsque confronté à des actes génocidaires et à des campagnes de nettoyage ethnique, les CINU ont organisé une campagne éducative d’envergure. Les Centres se sont mobilisés dans les communautés locales pour éduquer et sensibiliser à la question des crimes inspirés par la haine.

Le Bureau des Nations Unies (BNU) d’Asmara a institué « une marche du souvenir » à l'Expo Ground à laquelle ont participé des ministres du gouvernement, des ambassadeurs, des chefs d'agences des Nations Unies, des employés et membres de la société civile. La marche a offert un message d'espoir aux survivants, sensibilisé les participants et leur a demandé de s'opposer fermement au génocide.

En février, bien avant la Journée internationale de réflexion, le CINU de Brazzaville avait organisé un panel de discussion ayant pour thème « Discours de haine et incitation au génocide ». Les panelistes ont examiné le type de discours utilisé par les médias congolais et la mise en oeuvre du génocide pendant la deuxième guerre mondiale. Ils ont aussi examiné le cas d'étude de la « Radio télévision des Milles Collines » au Rwanda et discuté la liberté d'expression et la responsabilité des journalistes.

Le CINU de Bujumbura et l'ambassade du Rwanda au Burundi ont organisé ensemble une cérémonie, à laquelle plus de 300 personnes ont participé. D'abord, le gouvernement du pays et les diplomates ont donné des discours. Les participants ont aussi assisté à une prière et observé une minute de silence, alors que des bougies symboliques étaient allumées et que « Inganji », un jeune groupe culturel rwandais, chantait des chansons d'espoir et de réconciliation.
 
Le CINU de Dhaka a observé la Journée avec la University of Information Technology and Sciences (UITS) et la Daffodil International University (DIU). La troupe de théâtre de DIU a organisé un séminaire où l'on a récité des poèmes sur les droits de l'homme et une pièce de théâtre dramatique intitulée « Nous chantons l'égalité ». Le responsable du CINU a parlé de la réconciliation grâce à la paix et au développement au Rwanda et le Lieutenant-colonel à la retraite Khairul Bashar a partagé sa réflexion sur son expérience de travail à la Mission de maintien de la paix au Rwanda.

Pour sa part, le BNU de Kiev a commémoré la Journée avec un évènement organisé en partenariat avec la mission de l’Organisation internationale pour les migrations en Ukraine. Ils ont discuté du recours à la violence sexuelle comme outil de guerre en temps de conflit pour terroriser la population, briser les familles, détruire les communautés et même changer l'ethnicité d'une génération entière. Un documentaire intitulé « Duhozanye », portant sur une association de femmes rwandaises, a été projeté, suivi d'une discussion interactive de « bibliothèques vivantes » encourageant les participants à réfléchir aux mesures pour promouvoir le dialogue culturel et la prévention des conflits ethniques.

Le CINU de Moscou a organisé une première activité de sensibilisation. Le Centre a observé la Journée avec le lancement d'un DVD qu'il a produit lui-même, « Tugire Ubumwe - Let's Unite! », qui est basé sur une bande dessinée que DPI a créé en collaboration avec un artiste rwandais ayant survécu au génocide, Rupert Bazambanza. La vidéo, qui s'adresse aux jeunes, utilise l'exemple du génocide rwandais pour promouvoir le respect pour la diversité et la réconciliation.
 

Sous le slogan « Guérison, Réconciliation et Reconstruction », le CINU de Nairobi a observé le 19e anniversaire du Génocide au Rwanda en présence de 400 étudiants provenant de plusieurs universités et d'écoles secondaires et primaires du Kenya. Invitant les jeunes à imaginer un pays sans conflit, le CINU a organisé un concours d'art et d'écriture d'essais qui visait à souligner que la prévention des conflits constitue une responsabilité partagée par tous, notamment par les étudiants.

Il n'y a pas de feuille de route nous permettant de mettre fin aux génocides de façon définitive. Mais l'ONU refuse de laisser s'éteindre la flamme de l'espoir. Les CINU travaillent ensemble pour éclairer le passé avec une vision à long terme pour un futur en paix.