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L'UNMAS aide la Côte d'Ivoire à détruire des armes à sous-munitions

Publié : jeudi 7 mars 2013, New York | Auteur: Bureau de l'état de droit et des institutions de sécurité



Le 12 mars 2012, la République de Côté d'Ivoire a déposé ses instruments de ratification de la Convention sur les armes à sous munitions (CCM). Le pays est devenu le 69ème Etat partie à la Convention d'Oslo au cours de la troisième réunion des Etats partie (3MSP) qui s'est tenue à Oslo, Norvège, du 11 au 14 septembre 2012.

La Convention a été adoptée à Dublin par 107 Etats le 30 mai 2008 et signée à Oslo le 3 décembre de la même année. La Convention est entrée en vigueur le 1er août 2010. Aux termes de l'article 3, paragraphe 2, "Chaque Etat partie entreprend de détruire ou d'assurer la destruction de toutes les armes à sous munition [...] aussi tôt que possible... pour s'assurer que les méthodes de destruction respectent les normes internationales relatives à la protection de la santé publique et de l'environnement".

A cet égard, l'article 4 "Elimination et destruction des restes d'armes à sous munition et éducation sur les risques", fait référence au paragraphe 3 aux Normes internationales sur l'élimination des mines (IMAS).

En juin 2011, la Côte d'Ivoire a annoncé qu'un "petite quantité" d'armes à sous-munitions abandonnées avaient été entreposées autour de Yamoussoukro, Daloa et Abengourou.

Le Programme d'action contre les mines (UNMAS) de la Côte d'Ivoire au soutien de la mission de l'UNOCI a apporté son expertise technique et son soutien logistique au Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) pendant une opération de destruction d'une semaine, du 28 janvier au 6 février 2013.

Les opérations ont pris place à Lomo Nord, un camp géré par l'armée française, qui fait partie du développement de l'opération Licorne. Un total de 68 bombes à sous munitions (10,200 petites bombes) de type RBK-250 (de l'ancien bloc d'Europe de l'Est), a été détruit.

Malgré l'utilité de l'assistance technique de l'UNMAS, les FRCI ont fait preuve à nouveau de leadership en fournissant le transport des munitions abandonnées depuis divers hangars vers le site de démolition, la sécurisation 24 h sur 24 et a envoyé une équipe de 22 experts sur les explosives. 

La prochaine date limite pour la Côte d'Ivoire est la soumission d'ici à la fin de février 2013 son premier rapport sur la transparence. Le mois dernier, l'UNMAS a aidé les autorités nationales à identifier et désigner le colonel Assamoua Guiezou, chef de la Division logistique de l'Etat major général, au poste de point focal pour la mise en oeuvre de la Convention, y compris la rédaction du rapport sur la transparence.

A l'heure actuelle, l'UNMAS soutien les programmes en Afghanistan, au Tchad, en Colombie, en Côte d'Ivoire, à Chypre, en République démocratique du Congo, au Liban, en Libye, dans l'Etat de Palestine, en Somalie, au Soudan du Sud, au Soudan et au Sahara occidental (MINURSO).