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UN-GLOBE observe la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Publié : jeudi 17 mai 2012, New York | Auteur : UN-Globe

Ce document contient des images de banque de photos utilisées sous licence. Ces images servent uniquement à illustrer nos propos et toutes les personnes qui y figurent sont des modèlesA quelques jours de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie   , qui est marquée chaque année le 17 mai, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay, a enregistré un message vidéo   dans lequel elle exhorte les Etats à abroger les lois discriminatoires et à "punir la violence et la haine – pas l’amour". Par son message elle nous rappelle également qu’il incombe à chacun de nous de lutter contre les attitudes homophobes.

Bien que de plus en plus de pays reconnaissent les mêmes droits civiques à tous leurs citoyens, peu importe leur orientation ou leur identité sexuelles, certaines inégalités demeurent. Dans plus de 70 pays, l’homosexualité est considérée comme un crime; à ce nombre s’ajoutent les nombreux pays qui ne reconnaissent pas les conjoints de même sexe. Cette situation entraîne des difficultés concrètes pour les fonctionnaires lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT), lorsque, par exemple, ils sont affectés à des bureaux ou des missions des Nations Unies situés dans ces pays.

Danielle Henripin, la présidente de UN-GLOBE   , un groupe affilié au Bureau de la gestion des ressources humaines qui représente les fonctionnaires LGBT dans l’ensemble du système des Nations Unies, explique: "Dans les faits, les lieux d’affectation considérés comme convenant aux familles ne conviennent pas à toutes les familles." Elle souligne que ce facteur devrait être pris en compte lorsqu’il est question de mettre en oeuvre un régime global de mobilité selon lequel on ne pourrait avoir accès à certaines promotions qu’après avoir servi dans divers lieux d’affectation.

Chaque année depuis la création de UN-GLOBE en 1996, des dizaines de candidats, fonctionnaires et retraités de tous les horizons communiquent avec les volontaires du groupe pour mieux comprendre l’impact des règles et pratiques en vigueur
sur leur situation personnelle.

Or il existe déjà un cadre permettant d’affirmer les droits des membres du personnel des Nations Unies, notamment le principe fondamental du respect de la diversité. Le message de Mme Pillay montre que les plus hauts dirigeants des Nations Unies adhèrent à ce principe. D’ailleurs, au mois de mars dernier, le Secrétaire général Ban Ki-moon a manifesté son soutien aux personnes LGBT du monde entier en leur disant que
toute attaque contre vous constitue une attaque contre les valeurs universelles que les Nations Unies et leur Secrétaire général se sont formellement engagés à défendre   .

En connexion avec cette journée, un porte-parole des Nations Unies  a déclaré que le Secrétaire général "apporte son soutien au message simple que le Haut-Commissaire aux droits de l'homme a émis à cette occasion : nous sommes tous des êtres humains et nous avons tous les mêmes droits".