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Les Etats Membres et les 'Amis' d'Haïti répondent positivement à l'appel pour une nouvelle stratégie
01 novembre 2010 / 12:02

[New York | Auteur : OROLSI]

RSSG pour la MINUSTAH, Edmond Mulet (Credit: UN Photo 453275) M. Edmond Mulet, le Représentant spécial du Secrétaire général pour Haïti et Chef de la mission de maintien de la paix sur place, est venu au Siège de New York pour présenter le budget de la MINUSTAH, tenir des consultations et pour lancer une nouvelle approche du travail sur l'état de droit en Haïti. Lors d'une réunion organisé par le Bureau de l'état de droit et des institutions chargées de la sécurité (OROLSI) du DOMP, M. Mulet, qui a été Sous-Secrétaire général et Chef des opérations, et SRSG en Haïti de juin 2006 à août 2007, connait très bien la situation du pays et l'importance de la promotion de l'état de droit pour parvenir à une stabilité sur le long terme. Ses connaissances de la situation et de l'institution lui ont permis de délivrer un message très clair : les Nations Unies et les Etats Membres doivent travaille rla main dans la main avec les Haïtiens pour mettre en place une stratégie pour encourager à tous les niveaux la compréhension et le respect de l'état de droit en Haïti.

"Nous devons adopter une perspective plus systématique dans notre soutien aux efforts des Haïtiens pour la construction de l'état de droit", a-t-il annoncé, après avoir présenté comment les ramifications du manque d'état de droit avaient miné les efforts de tant d'années pour développer le pays et son système politique, insistant aussi sur le fait que les effets dévastateurs du tremblement de terre du 12 janvier avaient été encore aggravés pas des décennies de sous-développement.

Rappelant les principes du maintien de la paix qui ont été publié en 2000, dans le document connu sous le titre de Rapport Brahimi, qui est à l'origine de la création du Bureau de l'état de droit et des institutions chargées de la sécurité au sein du Département des opérations de maintien de la paix, il a décrit les piliers de l'état de droit sur lesquels pouvaient s'appuyer les efforts de développement.

Vehicule de l'administration penitentiaire endommage pendant le tremblement de terre de janvier 2010 (Photo : MINUSTAH) L'état de droit, bien sûr, c'est la police, les prisons et la justice. Mais c'est aussi le cadastre, le registre des naissances, le code de construction et d'urbanisme, le droit commercial ; c'est la capacité d'un état à collecter des impôts, à garantir un niveau légal de sécurité pour promouvoir l'entreprenariat, les investissements, la création d'emplois, pour faciliter le développement économique".

A court terme, a-t-il déclaré, la reconstruction des infrastructures nécessaires et la formation des personnels qui remplaceront les 30% estimés de fonctionnaires qui ont péri pendant le tremblement de terre étaient essentielles, mais sur le long terme, il a décrit une initiative du DOMP pour forger un accord sur l'état de droit, basé sur une large consultation avec toutes les couches de la société haïtienne, dans un premier temps, pour créer un consensus autour de l'agenda de la réforme de l'état de droit.

"C'est seulement sous un leadership haïtien, et avec la participation de tous les secteurs de la société haïtienne, que le politique pourra créer un état de droit. Selon moi, le rôle de la communauté internationale, et mon rôle, à la tête de la MINUSTAH, est de travailler à renforcer la souveraineté haïtienne et non pas à la saper. J'en suis très conscient. C'est ce type d'accord, qui permettra d'établir une compréhension commune des besoins, des mesures à prendre, et des moyens par lesquels la communauté internationale pourra aider Haïti, qui serait utile.

Le RSSG Mulet a ensuite décrit les points spécifiques que la MINUSTAH vise à atteindre dans l'année qui vient pour soutenir ces efforts.

La réunion était présidée par Le SSG Atul Khare, qui dirige les opérations du DOMP, et comprenait le vice-SRSG de la MINUSTAH, M. Kevin Kennedy, l'Administrateur assistant du PNUD, Jordan Ryan, et la Conseillère pour la Police des Nations Unies, Mme Ann-Marie Orler (Credit: UN Photo 453265) La réunion était présidée par Le SSG Atul Khare, qui dirige les opérations du DOMP, et comprenait le vice-SRSG de la MINUSTAH, M. Kevin Kennedy, l'Administrateur assistant du PNUD, Jordan Ryan, et la Conseillère pour la Police des Nations Unies, Mme Ann-Marie Orler.

Les Etats Membres, parmi lesquels les principaux fournisseurs de troupes, de police, de personnels pénitentiaires et de fonds, ont réagi positivement aux remarques du RSSG et lui ont affirmé leur soutien. Le RSSG Mulet a clairement dit que cette réunion était la première étape d'une série de briefings et de rapports sur les progrès accomplis avec les Etats Membres et les organisations concernées sur les développements en Haïti. Le représentant permanent adjoint d'Haïti auprès des Nations Unies a soutenu cette initiative et a exprimé, au nom de son pays, sa gratitude à la MINUSTAH et aux Nations Unies.