* en anglais
BigLogo.gif UN Member States on the Record
Les villes au premier plan de la lutte contre le changement climatique
02 juin 2009 / 03:20

[Nairobi | Auteur : ONU-HABITAT]Third C40 Large Cities Climate Summit (Credit: UN-HABITAT)

Le mois dernier, Anna Tibaijuka, Directrice exécutive de l'ONU-HABITAT, et Bill Clinton, ancien Président des Etats-Unis, se sont joints à des délégués du monde entier pour insister sur l'importance de mettre en place des mesures visant à combattre les changements climatiques dans les villes.

 

Ils participaient au troisième Sommet C40 (Sommet des grandes villes du monde), qui se tenait à Séoul du 19 au 21 mai. La réunion a rassemblé maires, directeurs d'entreprises et leaders de 40 villes et 17 municipalités affiliées de par le monde.  Les délégués participant à la conférence de trois jours ont échangé des conseils et expériences en vue d'oeuvrer pour un monde écologique.

 

L'ancien Président des Etats-Unis à la tête de la Clinton Climate Initiative, qui développe des programmes visant à aider les villes à réduire leurs émissions tenues pour responsables du réchauffement climatique, a prévenu que de terribles conséquences auraient lieu si les villes ne parvenaient pas à mettre en place des politiques visant à minimiser le problème.  "Nous savons que si nous ne réduisons pas les gas à effet de serre d'environ 80 pourcent, d'ici à 2050, de mauvaises choses vont arriver", a déclaré M. Clinton dans un discours d'ouverture.

 

Il a expliqué que les bonnes pratiques partagées au sein des membres du C40 feraient avancer la réduction des émissions de gas à effet de serre.  Il a aussi ajouté que la crise économique actuelle est cruciale pour investir intelligemment.  

 

Selon l'ancien président, chaque milliard de dollars USD investis dans la construction aux Etats-Unis donne lieu à la création de 870 emplois.  Il est de ce fait possible aujourd'hui, pour les économies, de croître sans émettre de gas à effet de serre, a-t-il dit, demandant instamment au monde d'agir aujourd'hui pour réduire les émissions de gas à effet de serre.  

 

Dans son discours, Mme Tibaijuka a souligné que ce n'est pas une coïncidence si les changements climatiques sont devenus une question de développement internationale de première importance au moment même où le monde s'est urbanisé.  "La manière dont nous planifions, gérons, fonctionons et consommons l'énergie de nos villes est le moteur du phénomène de réchauffement climatique", a-t-elle expliqué, en ajoutant que 75 pourcent de la consommation d'énergie mondiale a lieu en ville, dont environ la moitié provient de la combustion d'énergies fossiles utilisées pour les transports urbains.  

  

Les transports urbains, a-t-elle souligné, constituent la source d'émission de gaz à effet de serre croissante la plus rapide de la planète.  La Directrice exécutive de l'ONU-HABITAT a déclaré que "puisque la plupart des villes gèrent leur transport urbain, il s'agit du domaine le plus important dans lequel des budgets municipaux intelligemment investis peuvent contribuer le plus à la réduction continue des changements climatiques".

 

Dans le cadre de la Convention-cadre sur les changements climatiques, de nombreuses agences des Nations Unies ont beaucoup oeuvré à la réduction de l'impact des changements climatiques et à la sensibilisation croissante du public.  "J'apprécie l'engagement des maires participants et demande vraiment qu'ils continuent à coopérer en prenant part à nos activités, a déclaré la Directrice exécutive.