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L’ONU aborde le fléau des maladies non-transmissibles
12 mai 2009 / 11:42

[New York | Auteur : DESA]

Thomas Stelzer, Sous-Secrétaire général à la coordination des politiques et aux affaires interorganisations, a ouvert la réunion de haut niveau des Nations Unies sur les maladies non-transmissibles et les blessures à Doha dans le cadre des efforts globaux pour l’accélération des progrès vers les objectifs du développement liés à la santé.  

 

Les discussions à la réunion de Doha de deux jours, commencée dimanche, portaient sur l’impact croissant des maladies non-transmissibles et les blessures dans la région de l’Asie occidentale ainsi que sur l’urgence de traiter ces questions. Les quelque 150 participants se sont accordés sur le fait que ceci nécessitera une approche multisectorielle, engageant les diverses parties gouvernementales, de la société civile et du secteur privé pour trouver des solutions au-delà du secteur de la santé.  

 

Pour aborder ces questions, il faudra également une augmentation de la sensibilisation à ces questions, une planification complète en développant des politiques et programmes nationaux, en engageant la population dans les efforts de prévention, en renforçant les partenariats, en contrôlant les tendances des maladies non-transmissibles et en évaluant les progrès réalisés au niveau national. 

 

"Les maladies non-transmissibles telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer et les maladies respiratoires chroniques représentent 60 pourcent des décès mondiaux", a souligné M. Stelzer. Il a ajouté que la combinaison de ces maladies et des blessures représente 70 pourcent de tous les décès.   

 

Il a noté que les maladies non-transmissibles et leurs facteurs de risque sont étroitement liés à la pauvreté chronique et qu’ils contribuent à la pauvreté. "Ils affectent aussi de manière disproportionnelle les pauvres et les désavantagés dans les pays à revenus faibles et moyens", a-t-il souligné. Le coût d’un traitement peut appauvrir les gens et les familles des groupes de revenus les plus bas. Aussi, les comportements associés aux facteurs risque, tels que l’utilisation du tabac, pèsent fortement sur les revenus des familles. 

 

M. Stelzer a souligné que la récente crise financière et la forte hausse des prix des denrées alimentaires pourraient avoir des répercussions sur les soins de santé des ménages, forçant ainsi les individus à se tourner vers des denrées alimentaires moins couteuses, typiquement riches en graisses et en sucres et faibles en nutriments essentiels. "Si ces défis ne sont pas abordés, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que 25 millions de personnes mourront de maladies non-transmissibles dans la région de l’Asie occidentale entre 2006 et 2015".   

 

"S’il y a un enseignement que nous avons tiré, c’est bel et bien que pour être efficace, la prévention et le traitement des maladies non-transmissibles doivent être inscrits dans les programmes de développement nationaux et impliquer des ministères et parties au-delà du secteur de la santé".  

 

M. Stelzer a demandé la création d’une équipe ministérielle de travail multisectorielle pour stimuler la mise en place du plan d’action de l’OMS sur les maladies non-transmissibles, en ajoutant que les leaders gouvernementaux peuvent être plus proactifs à la fois en encourageant une collaboration plus cross-sectorielle au sein du gouvernement et en cherchant à travailler plus étroitement avec la société civile, les universitaires et le secteur privé.  

 

Prenant la parole dans le cadre de la réunion, Mme Sylvie Lucas, Présidente de l’ECOSOC, a déclaré que la région de l’Asie occidentale a accompli des réalisations dans le domaine de la santé, en ajoutant que ceux-ci ne suffiront pas pour réaliser les objectifs en matière de développement. "Adresser la question des maladies non-transmissibles, en particulier des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des maladies respiratoires chroniques, est essentiel pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement".    

 

Organisée par le Gouvernement du Qatar, en collaboration avec le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies(UN-DESA), l’Organisation mondiale de la santé(OMS) et la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale des Nations Unies (ESCWA), la réunion a attiré plusieurs éminents décideurs, experts de la santé, entrepreneurs et représentants d’Organisations non gouvernementales (ONG).   

 

Abdullah bin Khalid Al Qahtani, Ministre de la santé du Qatar, a ouvert la réunion de Doha. 

 

La réunion s’inscrit dans le cadre de l’Examen ministériel annuel de 2009sur la santé publique mondiale, qui se tiendra lors du Segment de haut niveau du Conseil économique et social(ECOSOC) à Genève, au mois de juillet. Le personnel des Nations Unies est invité à prendre connaissance des nouvelles publications sur la santé publique mondiale disponibles dans la série de conférences en ligne de l’ECOSOC President's Corner.

 

 



 

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