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Un atelier régional africain sur la réforme du secteur de la sécurité s’est tenu à Addis-Abeba
30 mars 2009 / 04:22

[Addis-Abeba | Auteur : DOMP/Bureau de l’état de droit et des institutions chargées de la sécurité]

M. Dmitry Titov, Sous-Secrétaire général à l'état de droit et aux institutions chargées de la sécurité du DOMP (gauche), en compagnie du Commissaire de l'Union africaine pour la paix et la sécurité, l’Ambassadeur Ramtane Lamamra (droite) | Credit : DOMPDu 23 au 25 mars, la Commission de l’Union africaine et le Secrétariat des Nations Unies, présentés par le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP), ont conjointement convoqué l’atelier régional africain sur la réforme du secteur de la sécurité au Siège de l’UA, à Addis-Abeba, en Ethiopie.  

Parmi les participants figuraient des représentants des communautés économiques régionales africaines, des experts de la réforme du secteur de la sécurité de l’UA et de missions de l’ONU au Burundi, au Libéria et dans le Sud du Soudan ainsi que des représentants de l’Equipe de la réforme du secteur de la sécurité et de la Section du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration du Bureau de l’état de droit et des institutions chargées de la sécurité.     

Dans ses remarques d’ouverture, le Commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité, l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, a noté qu’ "en dépit des avancées réalisées en Afrique dans le domaine de la paix et de la sécurité… des défis subsistent sous forme de conflits continus, d'une rechute dans le conflit même après que la paix ait été décidée et d'états faibles incapables de sécuriser leur territoire ou leur peuple".  Il a souligné qu’un certain nombre d’Etats Membres ne sont pas en mesure d’honorer leurs obligations sécuritaires envers leurs propres citoyens.  

En réalité, dans certains contextes, les forces de sécurité sont devenues une menace pour les citoyens.  C’est pour ces raisons que "certains Etats Membres africains ont clairement besoin de réformer leur secteur de sécurité". En conséquence, le Commissaire a rappelé et accueilli la décision de janvier 2008 de l’Assemblée de l’UA, qui "encourage la Commission à développer un cadre politique complet de l’UA sur la réforme du secteur de la sécurité, au sein du contexte du cadre politique sur la reconstruction post conflit et le développement adopté par le Conseil exécutif à Banjul, en juin 2006".  

Représentants de l’équipe de la réforme du secteur de la sécurité dans le Bureau de l’état de droit et des institutions chargées de la sécurité du DOMP aux côtés de collègues de la Division de la défense et de la sécurité de la Commission de l’UA et d’autres experts de la réforme du secteur de la sécurité, au cours d’une session de travail sur la réforme du secteur de la sécurité | Credit : DOMPM. Dmitry Titov, Sous-Secrétaire général à l'état de droit et aux institutions chargées de la sécurité du DOMP, a prononcé un discours dans lequel il a noté que l’engagement efficace de l’ONU dans la réforme du secteur de la sécurité dépend des capacités de nos partenaires régionaux à fournir un soutien et un leadership importants dans ce domaine. 

Alors que le Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies établit que la responsabilité première de la paix et de la sécurité internationales revient au Conseil de sécurité des Nations Unies, l’UA est le principal gardien de la paix et de la sécurité sur le continent. M. Titov a souligné que l’ONU se tient prête à soutenir l’UA dans le développement d’un cadre politique de la réforme du secteur de la sécurité et dans la construction d’une capacité institutionnelle pour travailler sur un tel cadre.   

Les deux organisations se sont engagées à prendre part à un partenariat mutuel bénéfique dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité. Sur cette base, les collègues de travail de la Commission de l’UA et de l’équipe de la réforme du secteur de la sécurité du Bureau de l’état de droit et des institutions chargées de la sécurité ont organisé une session de travail qui traite du contenu et de la feuille de route de la politique de réforme du secteur de la sécurité émergeante de l’UA. 

Ils ont également identifié un nombre d’activités conjointes qui formeront la base d’un long partenariat entre l’UA et l’ONU dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité.  Il s'agira entre autres de l’évaluation des besoins de la réforme du secteur de la sécurité, du développement des ressources humaines au Siège de l’UA et sur le terrain, de la formation qui porte sur la réforme du secteur de la sécurité et de la sensibilisation à cette question, du développement politique conjoint et d'autres activités stratégiques.