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Disons-le tous !
20 mars 2009 / 11:40

New York  |  Auteur : DPI/OD

Credit : iSeekDes représentants d'Aquaria, de Canceron, de Libra, de Sagittaron et des douze autres colonies de Battlestar Galactica (BSG) ont participé à un panel de discussion organisé par le DPI, avec les acteurs, les créateurs et les producteurs de la série télévisée .

Dans sont discours d'introduction, le Secrétaire général adjoint de DPI, M. Kiyo Akasaka, a remarqué que l'initiative de sensibilisation de la communauté créative avait été créée pour établir des relations productives avec les industries internationales du film et de la télévision, dans le cadre des efforts de l'ONU de trouver des moyens innovants de sensibiliser l'opinion publique sur des questions mondiales.

Credit : iSeekLa jeunesse étant une cible prioritaire pour l'ONU, 100 jeunes étudiants New-Yorkais ont été invités à participer à cet événement.

Dave Howe, Président de SCI FI Channel a noté l'importance de ce panel de discussion, qui coïncide pertinemment avec la diffusion du dernier épisode de la série qui sera diffusé vendredi [aux Etats-Unis]. Il a présenté la modératrice du panel : l'actrice oscarisée et productrice Whoopi Goldberg.

Les Nations Unies sont plus qu'un bâtiment aux fantastiques façades", a déclaré Mme Goldberg en guise d'introduction. Elle a poursuivi en disant que les thèmes universels - les droits de l'homme, les droits des enfants et la réconciliation nationale - que promeut l'ONU sont des questions que BSG aborde, et qui peuvent être résumées en : "qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui ne l'est pas ?"

Credit : iSeekBattlestar Galactica était représenté par l'actrice nominée aux Oscars Mary McDonnell, par l'acteur Edward James Olmos (qui a remporté un Emmy Award et a été nominé aux Oscars), par le créateur de BSG et producteur exécutif Ronald D. Moore, et par le créateur David Eick.

Des extraits de la série ont été diffusés pour illustrer les quatre sujets de discussion du panel : droits de l'homme, les enfants et les conflits armés, terrorisme et réconciliation et dialogue entre les civilisations et les religions.

Parlant au nom de l'ONU sur les droits de l'homme, Craig Mokhiber, Directeur adjoint du Bureau de New York du Commissariat au droits de l'homme, a rappelé à l'auditoire que les Nations Unies sont une institution idéaliste qui se bat pour s'assurer que les lois soient appliquées "partout et en toutes circonstances". Il a ajouté que le travail de l'ONU répondait à deux des quatre libertés : liberté contre la peur et liberté contre le vouloir, et que la sécurité et surtout une question de sécurité humaine. Commentant la série, il a posé la question : "Si la société était balayée, quel type de société voudrions-nous pour la remplacer ?"

Credit : iSeekA la question d'un étudiant "notre addiction à la technologie peut-elle nous conduire à un cauchemar tel le Cylon ?", Edward James Olmos a répondu : "Vous êtes ce que vous mangez, vous êtes ce que vous pensez, vous êtes ce que vous faites. Si vous utiliser [la technologie] d'une façon constructive, vous serez constructifs, si vous l'utilisez comme un jeu, vous deviendrez un jeu".

Radhika Coomaraswamy, Représentante spécial du SG pour les enfants et les conflits armés, a dit que BSG était "une série très morale... [qui] ne se base pas la morale simpliste entre blanc et noir". Elle a donné l'exemple d'enfants qu'elle a rencontrés, victimes de la violence sexuelle, des filles agressées parce qu'elles allaient à l'école, ou des jeunes enfants soldats, qui lui ont demandé : "Tous ce que je sais faire, c'est me battre, que dois-je faire ?" A une question sur ce que fait concrètement l'ONU sur la question des enfants soldats, elle a dit que l'Organisation punissait les coupables d'un côté - pour faire de la dissuasion et établir la justice - et de l'autre, mettait en place des programmes sur le terrain.

Credit : iSeekRobert Orr, Sous-Secrétaire général à la planification des politiques, a parlé du terrorisme, qui est "inacceptable sous toutes ses formes et manifestations", et qui "doit être inacceptable pour tous". Le panel de discussion était un exemple d'une nouvelle politique : "si nous devons affronter ce problème", l'ONU doit "ouvrir la discussion" avec de nouveaux acteurs. M. Orr a rappelé un événement de septembre 2008, au cours duquel les victimes du terrorisme avaient été invitées, représentant toutes les religions et toutes les cultures.

La réconciliation et le dialogue entre les civilisations et les religions a été abordée par la Représentante permanente adjointe du Libéria, Mme Famatta Rose Osode, qui a remarqué que parfois, dialogue est "un euphémisme pour monologue" et qu'un vrai dialogue devait s'établir.

Les acteurs ont donné leur point de vue sur ces questions, et ont discuté de sujets sérieux tels que la torture, le racisme - ce qui a donné l'occasion à Edward James Olmos de répéter que la signature du Commandant Adama était "Disons le tous" -, la peine de mort, la fragilité de l'état de droit  en temps de guerre, et la ligne ténue qui sépare le bien du mal quand la survie est en jeu.

Credit : iSeekLes créateurs de la série ont expliqué le processus créatif, pourquoi leur Président n'était pas la première femme présidente, comment les différences entre les genres ont disparu, et comment la série présente des robots monothéistes et des humains polythéstes, avec l'intention d'inciter les humains à reconsidérer leurs opinions. Ils ont aussi expliqué le rôle joué par les blogs et comment les questions et réponses des spectateurs ont influencé leurs choix créatifs.

Cet événement est visible sur les archives webcast,

Des vidéos seront mises en ligne sur YouTube.