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Elargissement de l'intérêt des activités DPI/ONG en 2008
29 décembre 2008 / 03:32

[New York | Auteur : iSeek]Talent show | Credit: Fred Fath/iSeek

Après avoir achevé sa dernière session informative hebdomadaire de 2008, le personnel du Département de l'information (DPI) désigné pour interagir avec les organisations non gouvernementales (ONG) a retracé l'année ponctuée d'activités en insistant sur les droits de l'homme et les efforts visant à étendre sensibiliser le plus grand nombre de groupes possible.  

 

La dernière session informative avait pour thème : "Dignité et justice pour tous : après les 60 ans de la Déclaration universelle, que se passe-t-il ?". 

 

Joseph Paul Martin, universitaire au Centre d'études des droits de l'homme, à Columbia University, est intervenu dans le cadre de l'évènement, qui coïncidait avec l'observation de la Journée des droits de l'homme 2008 .

 

Un talent show a ajouté une note festive à la dernière session.

 

Ces douze derniers mois, les sessions pour les ONG étaient organisées autour d'un certain nombre de sujets de discussion, tels que "Les fleurs et chocolats de la Saint-Valentin: Offrir ou ne pas offrir", "Comprendre l'autisme", "Briser le silence de la traite transatlantique des esclaves", "La violence à l'égard des femmes" et "Les villages du Millénaire : une nouvelle approche pour lutter contre la pauvreté en Afrique", entre autres questions figurant sur l'agenda des Nations Unies.   

 

Conférence DPI/ONG à Paris  NGO Conference Poster

 

Tisser des liens avec ses collègues, découvrir de nouveaux "talents", retrouver de vieux amis et s'en faire de nouveaux, en passant par la connaissance de quelques différences culturelles entre la vie à New York et à Paris, Mme Maria-Luisa Chavez, Chef des Relations ONG et son équipe ont conclu que le fait d'organiser la Conférence annuelle DPI/ONG en dehors du Siège des Nations Unies pour la première fois (à Paris) s'est révélé être une excellente initiative.

 

"Le meilleur aspect de cette expérience reste ce que nous en avons tiré en tant qu'équipe.  Nous avons pu nous entraider et compter les uns sur les autres, ce que nous n'avions jamais fait au Siège", a déclaré Mme Chavez, et trois de ses collègues, dans un entretien de groupe organisé par iSeek, à New York.

 

Ils ont également eu l'opportunité de faire plus ample connaissance à Paris qu'en travaillant ensemble au Siège, pendant de nombreuses années.  "Lorsque le SG évoque le travail d'équipe, il aurait dû nous voir à Paris", a ajouté Mme Gail Bindley-Taylor Sainte.

 

Hormis leur petit groupe de New York, l'équipe a eu l'unique opportunité de travailler avec des collègues d'autres agences des Nations Unies, provenant d'autres lieux d'affectation, notamment avec le personnel du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme ( OCDH ) et celui de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture ( UNESCO ).

 

"Ils ont été d'une grande aide et ont constitué un merveilleux atout pour la conférence", a déclaré l'équipe à propos de leurs collègues de l'UNESCO et de l'OCDH.

 

Participation plus large et diverse Historic 61st Annual DPI/NGO Conference | Credit: UN Photo

 

La conférence de trois jours dans la capitale française, sur le thème : "Réaffirmer les droits de l'homme pour tous" était adéquate et symbolique, alors que 2008 marquait le 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme , le 10 décembre 1948, au Palais de Chaillot à Paris. 

 

Quelque 1 200 participants provenant des quatre coins du monde et de divers groupes se sont retrouvés au Siège de l'UNESCO pour la conférence, qui était dédiée à la mise en œuvre de la Déclaration.  Prisonniers de conscience, individus impliqués dans la lutte quotidienne contre la discrimination, handicapés, individus ayant des appartenances sexuelles différentes, jeunes, personnes âgées et autres groupes vulnérables, se sont rendus à Paris pour se faire entendre. 

 

"Une femme de 80 ans s'est rendu à la conférence quelques heures avant que celle-ci ne commence et a déclaré 'j'ai entendu parler de la conférence des droits de l'homme et je suis là pour y participer'", explique un membre de l'équipe.  La dame n'avait pas accès à internet, c'est pourquoi elle n'a pas pu s'inscrire en ligne avant la conférence.  Elle a toutefois pu prendre part à cet évènement historique.  

 

"Au Siège, avec la sécurité, pouvez-vous imaginer quelqu'un arriver le jour de la conférence sans s'être préalablement inscrit pour participer à la conférence ?", a demandé Mme Bindley-Taylor Sainte.  Peut-être pas, mais l'octogénaire n'était pas la seule.  "Certaines personnes sont arrivés une heure avant le début de la conférence.  Nous avons dû clore les inscriptions", a-t-elle ajouté.

 

"Changer le lieu de la conférence", a noté Mme Chavez, a apporté beaucoup de changements.  "Nous avions une représentation géographique plus large", comparativement aux précédentes conférences qui se sont tenues à New York.  "60% des ONG provenaient des Etats-Unis", a-t-elle déclaré. 

 

Par rapport aux années antérieures, un plus grand nombre d'Etats Membres ont également pris part à la conférence de Paris en tant qu'observateurs.

 

Points forts de la conférence

 

Pendant trois jours, les participants aux cinq tables rondes, aux ateliers de demi-journée et aux sessions subsidiaires ont partagé leurs expériences et meilleures pratiques dans divers domaines de la protection des droits de l'homme.  Leurs discussions ont couvert un grand nombre de sujets, dont la pauvreté, les droits des handicapés, des malades mentaux, des minorités ainsi que le défi croissant que le terrorisme pose aux efforts nationaux pour aborder les questions des droits de l'homme.

 

L'un des points forts de la conférence était les puissants intervenants présents, dont l'Ambassadeur français Stéphane Hessel, l'un des principaux rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme, décrit comme "une légende vivante".  Parmi les autres participants et intervenants clefs figuraient Rama Yade, Vice Ministre des affaires étrangères et des droits de l'homme de la France ; Simone Veil, ancienne Ministre d'Etat de la France ; Karel Vasak, qui a avancé la notion de trois "générations" des droits de l'homme ; et Jan Eliasson, ancien Envoyé spécial du Secrétaire général au Darfour. 

 

Il y a également eu un message vidéo retransmis en direct de l'ancienne sénatrice colombienne Ingrid Betancourt, récemment libérée après avoir été tenue captive par un groupe rebelle pendant près de 6 ans.  Nombre de personnes ont dit que les discours étaient très "excitants et enrichissants".

  

Préparation pour la conférence de Paris

Organiser la conférence DPI/ONG en dehors de New York pour la première fois en 61 ans a été un défi pour une équipe habituée à reposer sur les ressources du Secrétariat.  "Nous ne nous rendions pas compte de tout ce qui nous était offert à New York lorsque nous organisions une conférence.  Nous avons dû tout expédier, notamment les badges, bloc notes, stylos et clips", se souvient l'équipe, ajoutant que cela aurait été plus cher d'acheter à Paris, au vu du court du dollar. 

 

Pour les nombreuses personnes qui ont participé à la 61e conférence DPI/ONG sur les droits de l'homme, à Paris, elle s'est révélée être un véritable succès sous tous points de vue, en termes du contenu du programme, des discours, des invités et des efforts d'organisation de la conférence.

 

Les préparatifs de la prochaine conférence DPI/ONG ont déjà commencé.  Elle devra se tenir à Mexico City en septembre 2009.