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Semaine importante pour la lutte antimines
04 décembre 2008 / 12:24

[New York | Auteur : service de lutte antimines] Site de la signature de la Convention a Olso : cliquer ici

Les organisateurs de la signature en Norvège  cette semaine sont ravis du nombre d'Etats Membres qui ont signé le nouveau traité international interdisant l'utilisation, la production, le stockage et le transfert des bombes à sous-munitions. Des estimations non officielles font état d'environ 100 pays signataires. Dans le même genre d'actualité, le "Portefeuille de projets de lutte antimines" 2009 doit être publié jeudi.

 

La nouvelle Convention sur les bombes à sous-munitions  (A/C.1/63/5) — ou CCM— "est une étape majeure dans les efforts pour protéger les civils et contrôler la propagation nocive d'armes mortelles et inhumaines", a écrit le SG dans un message pour la signature de la Convention à Oslo.

  Radio d'une victime d'une bombe a sous-munitons : cliquer pour agrandir

Le texte intégral a été lu à Oslo par M. Sergio Duarte, le Haut représentant des Nations Unies pour les affaires de désarmement.

"L'horrible impact humanitaire des bombes à sous-munitions est bien connu", a ajouté le SG. "Pendant et longtemps après les conflits, elles mutilent et tue de nombreux réfugiés, infirmières, journalistes, passants, femmes et hommes travaillant dans les champs et les vergers, ou encore des enfants qui aident aux tâches ménagères ou qui jouent".

 

Au moins 15 pays et un certain nombre d'acteurs non étatiques sont connus pour avoir utilisé des bombes à sous-munitions dans au moins 32 pays ou territoires. Trente-quatre pays produisent plus de 200 types de bombes à sous-munitions. Des milliards de ces engins sont encore stockés dans 75 pays.

 

La CCM a été adoptée par 107 pays lors de la Conférence de Dublin, en mai dernier. 

 

Une liste des Etats signataires en Norvège doit être publiée sur Internet sous peu.

La CCM entrera en vigueur 6 mois après que 30 pays l'aient ratifiée et déposé leurs "instruments de ratification" auprès du Secrétaire général.

 

"La conclusion de la Convention indique un changement significatif et radical dans la position de nombreux gouvernements qui, jusqu'à récemment, considéraient les bombes à sous-munitions comme des éléments essentiels à leurs politiques de sécurité et à leurs doctrines militaires", a dit le SG.

 

La CCM définit une bombe à sous-munitions comme étant "une munition conventionnelle faite pour disperser ou libérer des sous-munitions explosives pesant chacune moins de 30 kilogrammes..." La CCM s'applique désormais à tout type de bombes à sous-munitions qui ont été utilisées jusqu'à maintenant.

 

Les "Bombes à sous-munitions" sont généralement lâchées par avion ou lancées par des roquettes ou des obus d'artillerie, puis libèrent des centaines de "sous-munitions" qui se dispersent sur une large zone et explosent à l'impact. Dans la plupart des cas, un certain pourcentage de ces sous-munitions n'explosent pas à l'impact et peuvent contaminer des zones ou vivent et/ou travaillent des êtres humains. Ces engins restent instables, et peuvent exploser à tout moment quand on les manipule ou quand ils sont bousculés par une personne ou un véhicule.

 

'Il y a encore beaucoup à faire pour atténuer les affreuses souffrances humanitaires causées par les bombes à sous-munitions, et les Nations Unies sont fermement engagées à poursuivre leurs efforts", a dit le Secrétaire général.

 

En plus de ce qui est appelé le "Processus d'Oslo", qui trouve son aboutissement avec la nouvelle Convention, les Nation Unies continuent de soutenir une initiative similaire sur certaines armes conventionnelles, et les négociations devraient continuer en 2009.

 

 

Plus dans la lutte antiminesPortefeuille de projets de lutte antimines 2009, publie jeudi 4 decembre

 

L' Equipe des Nations Unies de lutte antimines  est composée de 14 départements, agences, fonds et programmes des Nations Unies. 

 

En 2009, l'Equipe de lutte antimines soutiendra plusieurs projets pour enlever et détruire les sous-munitions et autres restes explosifs de guerre, enseignera aux gens comment rester en sécurité et aidera les victimes de ces armes au Cambodge, au Tchad, en Ethiopie, en République populaire démocratique du Laos, au Sud-Liban, au Tadjikistan, dans le Sahara occidental, et en Zambie. 

 

Une description de ces initiatives est intégrée dans la version 2009 du "Portefeuille de projets de lutte antimines" qui doit être publié jeudi.

 

Le Portefeuille décrit 300 initiatives de lutte antimines, planifiées dans 33 pays, territoires ou missions de maintien de la paix en 2009 ; tout cela pour un coût annuel de 459 millions de dollars.

 

Le Portefeuille est une analyse annuelle de l'impact des mines terrestres et restes explosifs de guerre dans les pays et territoires dotés de programmes de lutte antimines. Il fait aussi des propositions de projets de lutte antimines et en détaille les coûts.

 

Les pays dont le profil figure dans l'édition 2009 du Portefeuille n'ont pu récolter ou rassembler que 5% des fonds nécessaires aux activités de 2009, ce qui représente un manque pour le moment de 437 millions de dollars.

 

"Des progrès remarquables ont été accomplis dans l'élimination de la menace des mines terrestres et restes explosifs de guerre", a déclaré le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Alain LeRoy. "Nous espérons que nos donateurs nous aideront à poursuivre ces efforts en finançant la totalité du programme au début de 2009".

 

Environ 75 pays sont affectés par les mines terrestres et les restes explosifs de guerre, qui ont tué presque 6000 personnes - dont la moitié d'enfants - dans le monde l'an dernier. Ces engins coûtent aussi très chers en termes de subsistance, de développement économique et social des pays, et d'efforts internationaux de consolidation de la paix.

 

Les Nations Unies font beaucoup pour cette cause, de la consolidation des capacités des institutions nationales de lutte contre les mines au soutien aux initiatives d'assistance humanitaire, en assurant le déploiement en sécurité des soldats de la paix et des personnels des missions politiques en Afghanistan, au Tchad, à Chypre, en RDC, au Sud-Liban, au Népal, au Soudan, et dans le Sahara occidental.

 

Le "Portefeuille de projets de lutte antimines" 2009 est publié conjointement par le Service de lutte antimines des Nations Unies - qui dépend du Bureau de l’état de droit et des institutions chargées de la sécurité, le Programme des Nations Unies pour le développement, et l'UNICEF. 

L'édition 2009 présente 300 projets qui couvrent les cinq piliers de la lutte antimines : dépollution et marquage des zones dangereuses, éducation sur les risques des mines, assistance aux victimes, destruction des stocks de mines et plaidoyer pour l'adoption d'accords internationaux sur les mines et les restes explosifs de guerre, dont les bombes à sous-munitions.

 

Voir aussi

Cluster munitions and mine action