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La conclusion de Doha réaffirme le Consensus de Monterrey et appelle à une Conférence des Nations Unies sur la crise financière mondiale et son impact sur le développement
05 décembre 2008 / 03:49

[New York | Auteur : DESA]Left to right: HE Mr. Miguel d'Escoto Brockmann, President of the 63rd General Assembly; Mr. Sha Zukang, USG, Department of Economic and Social Affairs; President, HH Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, Amir of the State of QDeatar; Mr. Shaaban Shaaban, USG, Department for General Assembly and Conference Management; Rapporteur General, HE Mr. Kaire M. Mbuende, Permanent Representative of the Republic of Namibia to the UN | Credit: UN Photo/Eskinder Debebe

Suite à d’intenses négociations, les Etats Membres ont adopté par consensus la Déclaration de Doha sur le financement du développement lors de la clôture de la Conférence internationale de suivi pour faire le point sur l’application du Consensus de Monterrey.  Des fonctionnaires de plus de 160 pays, dont près de 40 chefs d’Etat et de gouvernement, ont participé à la conférence de 4 jours (du 29 novembre au 2 décembre) qui s’est tenue à Doha, au Qatar.

 

Le Secrétaire général BAN Ki-moon, rappelant que le Consensus de Monterrey marquait « une nouvelle ère de coopération, comblant la séparation nord-sud », a déclaré lors de la conférence que « la vision de Monterrey pourrait bien réaliser tout cela et même davantage.  Si elle est correctement mise en œuvre, elle peut  constituer un moyen de s’extirper de notre délicate situation ". [ Déclaration complète  ]

 

Accueillant « la remarquable » Déclaration de Doha, Miguel d'Escoto Brockmann, Président de l’Assemblée générale, a dit qu’elle « soulignait un nouveau sens de solidarité et de bonne volonté au sein des nations à l’heure où nous pouvons être tentés de nous retrancher derrière nos propres intérêts définis de manière étriquée ».  Il a ajouté que « notre déclaration montre clairement que nous devons saisir l’opportunité de rendre notre système financier mondial plus juste, durable et stable ».  La Déclaration a demandé la convocation, au plus haut niveau, d’un sommet sous les auspices des Nations Unies afin d’examiner l’impact de la crise sur le développement et l’examen de l’architecture financière et monétaire internationale. [ Déclaration complète  ]

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Au nom du Secrétaire général, qui n’a pu être présent lors de la clôture, M. SHA Zukang, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, à la tête du soutien substantiel de l’ONU à la Conférence, a qualifié la Déclaration d’ « étape importante dans la lutte pour le développement » qui ajoute une valeur significative à ce qui a été réalisé à Monterrey en 2002.  « Dans tous les aspects de l’agenda du financement du développement, nous pouvons identifier des domaines dans lesquels ont été réalisés des progrès ». [ Déclaration complète  ]

 

Affirmant dans son intégralité le Consensus de Monterrey sur l’aide, l’investissement, l’allègement de la dette et autres catalyseurs de secours à la pauvreté dans les pays pauvres, la Déclaration reconnait que le ralentissement économique et tous les autres obstacles ne doivent pas ralentir les efforts visant à réaliser « le développement centré sur les personnes » dans les pays en développement, particulièrement ceux en Afrique.  Le résultat a donné lieu à une forte déclaration sur l’égalité des genres, a noté Mme Wieczorek-Zeul, Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Conférence, qui a insisté sur le fait que le monde accuse un retard dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile ainsi que dans l’émancipation des femmes.

 

En termes d’Aide publique au développement (APD), les pays ont insisté sur l’importance de respecter les engagements existants en dépit de la crise financière globale et ont insisté sur la nécessité d’augmenter la qualité de l’aide.

 

Les pays ont renouvelé leur appel pour améliorer leur gouvernance et environnement habilitants pour encourager les économies nationales et prévenir la fuite des capitaux.  Ils ont par ailleurs décidé de renforcer la lutte contre la corruption à tous les niveaux et la coopération internationale dans les questions d’impôts et demandé à ce que les négociations commerciales multilatérales de Doha aboutissent à une conclusion réussie le plus rapidement possible, en insistant sur les questions de développement.

 

Insufflant une nouvelle énergie au partenariat mondial pour le développement, l’hôte de la Conférence, l’Emir du Qatar, Son Altesse, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, aux côtés du Président de l’Assemblée générale, a prononcé une déclaration conjointe dans laquelle ils ont demandé aux pays de répondre à la complexité de la crise en réaffirmant l’engagement au partenariat global, principe sous-jacent du financement du processus de développement, et les moyens basics de réaliser les objectifs de développement internationaux comme ils ont été présentés dans le résultat du Sommet mondial de 2005.

 

Lors de la Conférence, il a demandé l’engagement de toutes les parties dans le suivi et la mise en œuvre des engagements ainsi que la nécessité de rendre le processus de suivi plus efficace et inclusif.  Alors que la Conférence était conçue comme un évènement de suivi, elle a en réalité lancé un nouveau début pour l’agenda du financement du développement, en considérant le besoin d’organiser une conférence de suivi d’ici à 2013.

 

Gracieusement organisée par l’Emir et le Gouvernement du Qatar, la Conférence a été facilitée par le Secrétariat de la Conférence, sous la direction d’Oscar de Rojas, et soutenue par une forte équipe des Nations Unies, dont le Département de l'Assemblée générale et de la gestion des conférences, le Département de l’information, le Département de la sûreté et de la sécurité.

 

Tout au long de la Conférence, des tables rondes sur les six chapitres du Consensus de Monterrey ont attiré une importante audience.  En plus de la conférence principale, s’est tenu le 28 novembre le Second Forum sur le commerce international  sur le financement du développement.  Et, plus de 250 délégations d’ONG ont participé au Forum global de la société civile   qui s’est tenu en marge de la conférence, les 26 et 27 novembre.  Elles ont adopté une Déclaration qui affirme que les questions de la gouvernance globale et systémique doivent être décidées aux Nations Unies. [ Résumé du Forum de la société civile  ] [ Rapport du Forum de la société civile  ]  

Parallèlement à la Conférence se sont tenus plus de 60 évènements, traitant de l’économie des genres, de la revitalisation du multilatéralisme, en passant par le financement innovant des services de santé.  Le Département des affaires économiques et sociales a lancé le chapitre "Global Outlook" (perspectives mondiales) de la Situation et perspectives de l’économie mondiale 2009 , en affirmant que le stimulus économique coordonné, massif et rapide est nécessaire pour contrecarrer un déclin mondial synchronisé.  Le rapport complet des Nations Unies, comprenant les vues d’ensemble régionales et les tendances détaillées de la finance et du commerce mondial, est du en janvier 2009.  La Banque mondiale a aussi lancé une infrastructure pour la gestion de la dette afin d’assister les pays à bas revenus à travers une assistance technique et autres instruments pour gérer la dette et réaliser une croissance durable.