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Interview du Président de l'Assemblée générale
10 octobre 2008 / 03:52

General Assembly President Chairs Debate on Peacebuilding Commission | Credit: Marco Castro/UN Photo (201091) [New York | Auteur : iSeek]

 

La base de tout succès du travail des Nations Unies réside dans la coordination et le dialogue entre l’Organisation toute entière et ses Etats Membres, a déclaré M. Miguel d’Escoto Brockmann, 63e Président de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York la semaine dernière.

 

Dans une interview  accordée à iSeek, le Président d’Escoto a appelé à l’unité dans les efforts pour amener les changements dont l’Organisation a besoin pour aller de l’avant, disant que « ce n’est pas moi qui vais amener ces changements, mais nous tous ensemble, en remplissant le mandat que nous ont confiés les Etats membres et les chefs d’état».

 

Le Président pense que le processus de changement a connu “un très bon départ », d’après les déclarations et les discours des différents chefs d’états au cours du débat général, de la réunion de haut niveau sur les besoins de l’Afrique en matière de développement, et de la réunion de haut niveau sur les OMD.

 

L’ancien Ministre des affaires étrangères nicaraguayen a déclaré qu’il contribuera de façon significative au processus de démocratisation des Nations Unies, un processus dont il dit qu’il « montrera vraiment que nous croyons dans le premier principe sur lequel est fondé notre organisation, à savoir le principe de souveraine égalité de tous nos membres ».

 

Le Président, âgé de 75 ans, a fait de la lutte pour éradiquer la pauvreté et la faim dans le monde une des priorités principales de son mandat d’un an. Il a dit qu’il aimerait voir se mettre en place « de vraies mesures pour avancer de façon significative » dans la voie d’une solution à ces deux maux.

 

“Cela sera une tâche difficile” reconnait-il, tout en notant que le début de son administration a été marqué par ce qu’il appelle « le pire tsunami financier de l’histoire » qui a des implications partout dans le monde. Indubitablement, note-t-il, « cela va limiter les possibilités de certains de nos bailleurs de fonds ».

 

Le Président d’Escoto dit qu’à la fin de son mandat, il voudrait que l’on se rappelle de lui, entre autre, « comme celui qui a initié  le processus d’engagement de tous les Etats membres à respecter l’eau comme étant un droit fondamental de l’humanité et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter la contamination et une gestion inadéquate des cette ressource vitale ».

 

Dans les tous prochains mois, déclare-t-il, “vous allez commencer à entendre ce que nous avons l’intention de faire pour cela ».

 

S’adressant à tous les personnels de l’ONU qui travaillent dans le monde, le Président veut qu’ils sachent et ressentent que leur travail, « que cela soit sur l’eau, le contrôle des armements ou le désarmement », est pris au sérieux et très apprécié.

 

“Je prends leur travail très à cœur”, dit-il, « je le prends très sérieusement et je vais leur demander leur soutien pendant toute cette période ».

 

Le Président d’Escoto a aussi parlé du soutien qu’il a reçu du personnel du Secrétariat depuis sa nomination, en disant : « Je pense que je suis gâté, en recevant peut-être le meilleur traitement qui soit », spécialement durant les mois de transition avec la session précédente.

 

La série de réunion, selon M. d’Escoto, a montré le « haut degré d’engagement et de dévouement [des personnels] vis-à-vis de leurs responsabilités ». Il les enjoint à continuer d’être « aussi généreux et coopératifs » qu’ils le sont.