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Un séminaire à Rome pour discuter du futur des institutions palestiniennes

Publié : vendredi 8 mars 2013, New York | Auteur : Départment des affaires politiques


Plus de 160 représentants de 56 gouvernements, de 16 institutions onusiennes et autres institutions internationales, ainsi que 24 organisations de la société civile se sont réunis à Rome à la fin de février 2013 pour un Séminaire sur l’Assistance au peuple palestinien.

Du personnel du Secrétariat à New York, Vienne et Rome ont coopéré afin d’assurer le succès de l’évènement organisé dans la Salle verte de la FAO.

Sans un soutien excellent de nos partenaires, le Séminaire ne se serait pas déroulé aussi facilement. Les préparations logistiques et substantives ont été assurées par la Division des droits des Palestiniens à New York, l’Office de Vienne (ONUV) a coordonné les services de conférence, et l’assistance sur le site a été offerte par les collègues de la FAO.

Avec les procédures diffusées en direct, et toutes les déclarations et les publications de la presse apparaissant en ligne sans délai, les meilleures pratiques quant à l’économie de papier (paper-smart) ont été mises en place. Ces mesures ont été appréciées autant par les délégués, que les responsables du budget et les environnementalistes. De manière similaire, l’utilisation intensive et proactive des nouveaux médias tels que Facebook et Twitter a contribué à la diffusion des messages du séminaire en temps réel -qui ont été reçues par approximativement 450 000 usagers de Twitter.

Enfin, le séminaire a permis de comparer les meilleures pratiques en cours dans les différents lieux d’affectations, ce qui pourra mener vers des améliorations de services et d’efficacité dans la gestion des coûts.
En ouverture du séminaire, le Secrétaire général Ban a affirmé que le futur des institutions palestiniennes est lié de manière concrète à la réalisation de la solution de deux État, et qu'un échec àcette solution ne ferait que "prolonger la souffrance, la violence et l’instabilité dans toute la région". Dans un message lu par le Sous-secrétaire général aux affaires politiques, Oscar Fernandez-Taranco, M. Ban a souligné que le séminaire se déroulait à un moment clé, le Gouvernement palestinien faisant face à une crise financière "sans précédent" qui met en danger les accomplissements importants des dernières années quant à la création et le renforcement d’institutions sous le leadership du Président Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad.

Le séminaire, organisé par le Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, était le premier rassemblement de la sorte depuis le vote décisif de l’Assemblée générale des Nations Unies de novembre 2012 qui a accordé le statut d’État non membre observateur à la Palestine.

Des experts, joints par des hauts cadres palestiniens, ont pesé sur les défis et opportunités que représente le développement d’une économie autonome et durable dans la perspective nouvelle d’un État occupé. Bien que d’accord sur le fait que les principaux problèmes en Palestine sont politiques plutôt qu’économiques, ils ont toutefois insisté sur l'importance de programmes ciblant la reconstruction de l’économie palestinienne en grande difficulté.

Les experts ont insisté sur le fait que les conditions du conflit humanitaire en Cisjordanie et à Gaza, sont d’origine humaine et que ces pratiques d’occupation créent une "crise de protection". Si cela leur était permis, les palestiniens pourraient s’occuper eux-mêmes de ces défis et de manière efficace.

Exprimant leur gratitude pour un soutien sans faille, les cadres palestiniens assistant au séminaire ont demandé à la communauté de donateurs de mettre au défi les politiques d’Israel sur le terrain, cela en soutenant la reconstruction à Gaza et les projets qui pourraient liés la Cisjordanie à Jérusalem-est, en faisant la promotion du développement de la Zone C, ainsi qu’en demandant que les produits de colonisation soient identifiés comme tel. Ils ont exhorté les participants à chercher de nouvelles idées afin d’aider le progrès, et ceux-ci ont partagé de façon unanime le sentiment que la courte fenêtre d’opportunité que la résolution de la GA de l’année dernière a entrouverte devrait être utilisée.