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1er septembre 2009 : DESA lance un rapport crucial sur le changement climatique
08 septembre 2009 / 02:23

[New York | Auteur : Département des affaires économiques et sociales]

Alors que s'achèvent les négociations visant à trouver un nouvel accord global sur le changement climatique, l'ONU vient de publier un rapport qui analyse les demandes croissantes faites aux pays en développement à l'heure où les menaces d'un monde en réchauffement viennent s'ajouter aux défis déjà existants en matière de développement.

Le rapport s'intéresse aux exigences de la communauté internationale qui tente d'assurer que le climat et les objectifs dans le domaine du développement peuvent être réalisés ensemble.

Les membres du personnel de la Division de l'analyse des politiques de développement du Département des affaires économiques et sociales et ceux du Forum de l'ONU sur le Secrétariat des forêts avaient accusé un certain retard pour aborder la question relative à ce que le Secrétaire général a qualifié de "l'un des défis les plus fondamentaux ayant jamais confronté l'humanité".

Pour obtenir davantage d'informations et télécharger des dossiers, veuillez consulter le site internet de la Division de l'analyse des politiques de développement

La World Economic and Social Survey 2009: Promoting Development, Saving the Planet a été lancée aujourd'hui à Genève par Richard Kozul-Wright, Chef d'équipe du rapport, et à New York par Rob Vos, Directeur de la Division de l'analyse des politiques de développement de DESA, et Tariq Banuri, Directeur de la Division du développement durable/Secrétariat de la Commission du développement durable de DESA.

Jomo K. Sundaram, Sous-Secrétaire général pour le développement économique, et Noeleen Heyzer, Secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), ont lancé le rapport respectivement à Johannesbourg et Bangkok.  Le rapport sera également lancé à Pékin, Islamabad, Moscou, Nairobi, New Delhi et Santiago.

Des ajustements importants et un effort politique considérable seront nécessaires si les pays comptent adopter des économies à faibles émissions dans le temps imparti.  Mais le véritable défi sera de s'assurer que cela ait lieu sans pour autant s'éloigner des objectifs établis depuis longtemps en matière de développement et de manière équitable.

Ceci va nécessiter une reconsidération politique et une importante augmentation des ressources, sur le plan multilatéral.

Le rapport

Cette reconsidération nécessaire est la trame de l'analyse du changement climatique et du développement dans le World Economic and Social Survey 2009.  La preuve scientifique du rôle de l'homme dans le changement climatique dangereux est sans équivoque.

Il s'agit maintenant d'une course contre la montre pour maintenir les températures globales dans des limites saines.  Les dirigeants mondiaux ont décidé que la planète ne peut pas supporter plus d'une augmentation de 2 degrés des températures globales, ce qui, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, se traduit par une réduction des émissions globales de 50 à 80 pourcent d'ici à 2050.

Cette importante publication de DESA montre qu'il serait inacceptable du point de vue économique, politique et éthique de ne pas parvenir à aborder la question de l'actuel niveau d'inégalité mondiale au cours du prochain demi siècle ou plus, alors que le monde fait son possible pour tenter de résoudre le problème climatique.  Le rapport soutient que les faibles émissions et les voies de forte croissance sont à la fois réalisables et nécessaires.

Le rapport trouve que les solutions du marché, dont le développement d'un marché carbone, n'offriront pas les ressources nécessaires pour que les pays en développement mettent ces voies en place.  Le rapport recommande plutôt la combinaison de larges investissements publics et d'interventions politiques actives.

Un engagement politique fort et soutenu des gouvernements des pays en développement et surtout un soutien multilatéral important et efficace dans le transfert financier et technologique seront nécessaires pour parvenir à cette transformation.

Cette tâche incombe aux économies avancées qui disposent des ressources et qui ont la responsabilité de montrer le chemin – pour réaliser des engagements audacieux non seulement en vue de réduire leurs propres émissions mais aussi pour aider les nations en développement à entreprendre des actions de diminution des risques et d'adaptation et avec l'urgence voulue pour protéger la planète.

Le rapport rejette tout plan politique pour réaliser ces objectifs, examinant plutôt les blocs de construction clefs afin d'identifier les meilleures options disponibles pour les pays à divers niveaux de développement.

Il porte surtout sur les synergies potentielles à générer par le biais d'importants investissements dans l'efficacité énergétique, l'énergie renouvelable et la réduction de la vulnérabilité face aux chocs climatiques.


01 septembre 2009 / 10:32