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Un garçon de 12 ans parle du paludisme
11 novembre 2009 / 03:58

[ New York | Auteur : iSeek ]

La Vice-Secrétaire générale participe au lancement de la campagne contre le paludisme (Credit : UN Photo/Eskinder Debebe)Charles Ssali, footballer ougandais ayant survécu au paludisme, était à New York ce mardi en tant qu'Ambassadeur de la campagne des Nations Unies contre le paludisme.

Pendant ce temps là, au Siège, Charles, âgé de 12 ans, a rencontré la Vice-Secrétaire générale Asha-Rose Migiro, avec qui il joua brièvement au football, aux côtés d'un moustique géant.

Au-delà de son expérience en matière de paludisme, Charles est le parfait ambassadeur de la campagne des Nations Unies contre le paludisme du fait de son amour pour le football.  "J'adore le football, je déteste le paludisme", a expliqué Charles.  Cette phrase résume parfaitement la situation.  "Si vous voulez jouer au football comme moi et remporter la World Gothia Youth Cup, dormez sous des moustiquaires pour éviter de contracter le paludisme". 

United Against Malaria! est une initiative conjointe du Partenariat Faire reculer le paludisme, lancée en 1998 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Banque mondiale qui compte des ONG telles que la Bill and Melinda Gates Foundation et la Fondation pour les Nations Unies.

De gauche à droite : Charles Ssali ; Vice-Secrétaire générale Asha-Rose Migiro ; le moustique ; Dwayne De Rosario (joueur de football du FC de Toronto) ; Herve Verhoosel (Partenariat Faire reculer le paludisme) ; Robert Skinner (Fondation pour les Nations Unies) (Credit : UN Photo/Eskinder Debebe)La campagne des Nations Unies contre le paludisme a pour objectif de catalyser les fans de football de par le monde pour venir en soutien à l'objectif, fixé pour 2010, de parvenir à un accès universel aux moustiquaires et aux médicaments contre le paludisme en Afrique.

Les organisateurs notent qu' "en agissant dès maintenant, nous pouvons réaliser une augmentation sans précédent de la couverture des moustiquaires en Afrique, d'ici à 2010, et sauver des millions de vies d'ici à la prochaine Coupe du monde qui se tiendra en 2014".

Rappelons que l'objectif 6 du Millénaire pour le développement est "d'ici 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle".

"Le Secrétaire général BAN et le Partenariat Faire reculer le paludisme ont fixé quelques objectifs spécifiques pour la 'Couverture universelle' à la fin de 2010", a rappelé la Vice-Secrétaire générale, Asha-Rose Migiro.

Charles Ssali souffrait du paludisme "depuis mes plus tendres souvenirs. […]  C'était en 2001 lorsque j'avais 4 ans.  Depuis, ma tante s'assure que je dors toujours sous une moustiquaire.  En tant que membre de Friends of Football, tous les six mois, il nous est demandé de prendre des médicaments contre le paludisme offerts par l'équipe". 

Bien qu'il soit un peu timide, Charles a confié à iSeek que "ce n'est pas du tout un problème pour lui de faire part de son expérience.  C'est la raison pour laquelle je suis ici".

Dans le cadre de l'évènement, Charles et la Vice-Secrétaire générale ont discuté ensemble, aux côtés de Robert Skinner de la Fondation pour les Nations Unies et d'Hervé Verhoosel du Partenariat Faire reculer le paludisme.  Au nom du Partenariat et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, une moustiquaire a été remise à la Vice-Secrétaire générale.

Dimanche, Charles était à Addis-Ababa et il sera à Bruxelles lundi pour véhiculer le message au Parlement européen.  Entre temps, il a déclaré à iSeek que "New York est super".

Plus d'informations sur le paludisme

Selon la campagne des Nations Unies contre le paludisme, la maladie tue un en enfant en Afrique toutes les 30 secondes et près d'un million de personnes chaque année.  De par le monde, 3,3 milliards de personnes courent le risque de contracter le paludisme, soit la moitié de la population mondiale.  91 pourcent des décès dus au paludisme ont lieu en Afrique et 85 pourcent de ces décès sont ceux d'enfants de moins de cinq ans.  En plus du nombre de morts, le paludisme contribue au cycle de la pauvreté et limite le développement économique.  Chaque année, le paludisme coûte à l'Afrique au moins 12 milliards de dollars en termes de perte de productivité.  Pour finir, 40 pourcent des dépenses de santé en Afrique sont liées au paludisme.

Cependant, la maladie est évitable et guérissable.  "Pour chaque 10 dollars ou 5 livres sterling, vous pouvez protéger une mère et son enfant pour un maximum de cinq ans.  De simples kits composés de moustiquaires, de médicaments efficaces et de vaporisation au sein des habitations peuvent sauver des vies", explique la campagne des Nations Unies contre le paludisme.