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Des voix du monde arabe s’élèvent contre la violence à l'égard des femmes

Publié : vendredi 22 mars 2013, Beyrouth | Auteur : Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA)
 
Des voix du monde arabe s’élèvent contre la violence   À l’occasion de la Journée internationale de la femme, la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA) a lancé un appel condamnant la violence perpétrée contre les femmes  .  Le message, qui a été diffusé dans plusieurs pays en cours de transition politique (Égypte, Libye, Maroc, Tunisie et Yémen) ainsi que le Liban, pays hôte de l’ESCWA, a été repris par des journaux de ces pays le 8 mars 2013.  Cinquante-huit célébrités arabes de différentes origines l’ont signé, reconnaissant les défis auxquels les femmes font face dans la transition démocratique dans la région.
« Nous nous déclarons résolu à consacrer comme principes fondamentaux dans la vie politique, culturelle et sociale les droits à l’intégrité physique et le respect de la dignité humaine.  Rien ne justifie de nier les droits d’un individu à une vie décente et en sécurité, et à l’aspiration à un futur meilleur qui garantit justice, égalité et dignité humaine pour tous, un futur dans lequel personne ne souffre de discrimination sur la base de l’ethnicité, couleur ou genre,» ont-ils déclaré.
 
Des voix du monde arabe s’élèvent contre la violence A son siège de Beyrouth, l’ ESCWA   a commémoré la Journée internationale de la femme en présence de hauts responsables des Nations Unies, de représentants d’organisations non-gouvernementales travaillant sur les droits des femmes, ainsi qu’une foule d’activistes, de journalistes et d’universitaires.  

La Commission a organisé un panel de discussion pour discuter de la violence perpétrée à l’endroit des femmes, consistant du Sous-secrétaire exécutif de l’ESCWA, Nadim Khouri, de l’économiste sénior d’ESCWA, Abdallah Al Dardari, de l’ex-ministre d’État pour les affaires parlementaires Wafa Al Diqa Hamzeh, du directeur adjoint du programme sur le moyen orient et l’Afrique du nord au Centre international de justice transitionnelle, Anne Massagee, et de la directrice de KAFA Enough Violence and Exploitation, Zoya Rouhana. La directrice du Centre pour les femmes (ECS) de l’ESCWA, Samira Atallah, a livré un discours d’introduction pour la rencontre.

Pour sa part, Mme Atallah a exprimé son regret quant aux cas répétés de violence perpétré contre les femmes et les filles, incluant les cas de violence domestique, le mariage précoce et forcé, les meurtres d’honneur, les mutilations génitales féminines, le trafic de personnes, et la discrimination envers les droits économiques, un problème qui ne peut ne peut pas être défini avec précision dans la région.  La directrice de l’ECW a souligné que la responsabilité quant à l’élimination de la violence contre les femmes ne revenait pas exclusivement aux États, mais également à tous les membres de la société, ainsi qu'à chaque organisation gouvernementale, semi-gouvernmentale ou non-gouvernementale, qui la compose. Des voix du monde arabe s’élèvent contre la violence

Dans son intervention, Mme Rouhana a expliqué le principe de diligence et l’engagement des États dans l’élimination de la violence contre les femmes en temps de paix.  Wafa Al Diqa Hamzeh a souligné le rôle des mécanismes nationaux dans l’autonomisation des femmes dans la prévention et l’élimination de ces violations, spécialement dans les régions rurales et parmi les groupes les plus marginalisés. 

M. Dardari a aussi fait la lumière sur les répercussions économiques de la violence commis contre les femmes et les filles, mentionnant entre autres que ce problème n’est malheureusement pas à l’avant plan dans les dossiers d’importance de la région."

Enfin, Mme Massagee a parlé des problèmes reliés à la protection des femmes pendant et après les périodes de conflits.  Après ces interventions, Fateh Azzam, expert en droits humains et ancien Représentat régional du bureau du Haut commissaire pour les droits humains au Moyen-Orient, a modéré un panel de discussion se penchant avec les participants sur le droit international et les droits fondamentaux.