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République centrafricaine : la RSSG Zainab Bangura signe deux accords sur les violences sexuelles lors des conflits

Publié : lundi 17 décembre 2012, Bangui | Auteur : Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général chargé de la question des violences sexuelles commises en période de conflit



Upon her arrival, SRSG on sexual violence in conflict Zeinab Hawa Bangura greets the women of Bria, CAR. (CREDIT: UN Photo/Cristina Silveiro)   De retour de sa première visite sur le terrain depuis sa prise de fonction en septembre, la Représentante spéciale du Secrétaire général (RSSG) chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Mme Zainab Bangura, ramène deux accords signés avec les acteurs principaux du processus de paix en République centrafricaine (RCA).

Le communiqué conjoint signé par le Gouvernement établit la liste des engagements, qui inclut la lutte contre l'impunité pour les crimes de violences sexuelles, la protection des femmes, garçons et filles contre les violences sexuelles dans le contexte d'une surveillance efficace des accords de paix, et un soutien accru aux services pour les survivants. Le second accords est un communiqué conjoint du Comité de pilotage du programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration, qui comprend des représentants du Gouvernement, des groupes armés, des Nations Unies et d'autres membres de la communauté internationale. Un des points clés de cet accord stipule que les groupes politico-militaires identifient et relâchent immédiatement les groupes vulnérables tels que les femmes et les enfants .

Pendant sa visite, la RSSG Bangura a rencontré le Président François Bozizé et le Gouvernement, elle s'est aussi entretenue avec des groupes de survivants des violences sexuelles, des groupes de femmes, des femmes parlementaires, des leaders des groupes armés qui ont pris part à l'accord de paix, les Etats-majors de l'armée et de la police, et des ONG. Elle a ensuite visité deux régions hors de la capitale, Bria et Paoua.

"Les femmes de Bria et Paoua m'ont dit qu'elles voulaient la paix et la sécurité, que les groupes armés soient démantelés, et que les femmes et les enfants soient relâchés. Elles en ont assez de la guerre et de la violence", a souligné Mme Bangura.

While on a fact finding mission in Central African Republic, SRSG on sexual violence in armed conflict Zeinab Hawa Bangura meets with President Francois Bozize Yangouvonda (Bangui, CAR). (CREDIT: UN Photo/Cristina Silveiro)   Les violences sexuelles liées aux conflits en RCA sont un problème grave. Des incidents ont été rapportés, particulièrement dans des zones contrôlées par des groupes politico-militaires et où les forces armées et les bandits sont présents. Des femmes et des enfants sont toujours retenus prisonniers et abusés sexuellement. Il ya aussi de grandes inquiétudes concernant les groupes armés extérieurs, tels que l'Armée de résistance du seigneur et des éléments tchadiens opérant en RCA.

Il est clair que les victimes et les survivants de viols et d'autres formes de violences sexuelles ne veulent pas parler de ce qui leur est arrivé. La culture de la stigmatisation, de silence et de déni qui entoure cette question est profonde et a tendance à découragé les survivants à chercher de l'aide, même quand les services existent.

After spending time listening to their plight, SRSG on sexual violence in conflict Zeinab Hawa Bangura bids farewell to the women in Bria, CAR. (CREDIT: UN Photo/Cristina Silveiro)   "Ce ne sont pas les femmes qui ont été abusées qui doivent avoir honte, mais les criminels. Nous nous assurerons que les responsables de ces actes seront traduits en justice et n'auront nulle part où se cacher. Nous les poursuivrons par tous les moyens".

Il y a un manque critique des services d'assistance sanitaire et psychologique pour les survivants de violences sexuelles. Il est absolument nécessaire de s'assurer que les survivants ont accès à tous ces services, et qu'ils pourront être réintégrés dans leur communauté.
 
"La RCA a besoin de la paix, de la sécurité et du développement économique, et c'est pourquoi l'accord de paix est si important pour le pays. Si une des parties prenantes à cet accord devait ne pas respecter les engagements pris, je n'hésiterai pas à utiliser les outils mis à ma disposition par le Conseil de sécurité. Ce qui inclut la dénonciation publique et des recommandations pour des sanctions auprès de la Tribunal pénal international", a conclu la RSSG Zainab Bangura.