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Le DPKO instaure des règles pour le désarmement et la réintégration de la LRA

Publié: Jeudi 6 décembre 2012, New York | Auteur: OROLSI


DDRRR of LRA High-Level Panel: Ambassador Francisco Madeira, African Union Special Envoy for the LRA Issue; Abou Moussa, Special Representative of the Secretary-General and Head of United Nations Office for Central Africa and Ms. Leila Zerrougui, Under-Secretary-General, Special Representative of the Secretary-General for Children and Armed Conflicts. 30 November, 2012, Addis Ababa, Ethiopia.   Pendant toute une semaine en novembre, la Section du désarmement, démobilisation et réintégration au Bureau de l'Etat de droit et des institutions de sécurité du Département des opérations de maintien de la paix a organisé une série d'événements pour faciliter la rédaction de règles standard concernant l'Armée de la résistance du Seigneur (LRA).
 
L'initiative était financéer par l'Allemagne et menée en partenariat avec l'Union africaine, le Bureau des NU auprès de l'Union africaine, DPA et le Bureau régional des NU pour l'Afrique centrale. En juin 2012, le SG a développé une stratégie régionale multidimensionnelle (S/2012/481) sur l'Armée de la résistance du Seigneur (LRA) afin de remédier aux atrocités et aux violences à travers les frontières perpétrées par la LRA. Parmi les objectifs, le troisième visait le désarmement, démobilisation, rapatriement, relocalisation et réintégration (DDRRR), appelant le BINUCA, la MONUSCO et l'UNMISS à développer des règles standard.
DDRRR of LRA Input Colloquium Participants, 26 November 2012, Addis Ababa, Ethiopia.    
“Ces 12 dernières, de nombreuses évolutions positives ont été observées, notamment le fait de parler d'une seule voix", a dit Abou Moussa, RSSG, UNOCA.
DDRRR of LRA Input Colloquium Participants, 26 November 2012, Addis Ababa, Ethiopia.   Les réunions techniques se sont terminées par un symposium de haut niveau le 30 novembre avec de hauts responsables de l'ONU, de l'Union africaine et des Etats Membres, portant notamment sur les mesures non militaires, l'implication plus large de groupes armés étrangers et la difficulté à gérer des victimes qui sont aussi auteurs de crimes, en particulier des enfants.
 
Il ne faut pas permettre l'impunité pour les auteurs de violations des droits de l'homme. Dans le cas des adultes recrutés comme enfant, il ne faut pas oublier qu'ils ont été victimes aussi. Les enfants enrôlés perdent leur enfance, l'école est remplacée par une violence et une brutalité déshumanisantes et ils sont marqués à vie. Il faudrait le prendre en compte lorsque l'on juge les accusés", a dit Leila Zerrougui, SGA et RSSG pour les enfants et les conflits armés.
 
L'initiative a permis de promouvoir la coopération entre les partenaires des régions concernées.
“Je voudrais exprimer ma satisfaction du Bureau de l'Etat de droit et des institutions de sécurité du DPKO. C'est extrêmement important car quelles que soient les actions militaires, elles doivent être suivies de mesures non militaires", a dit l'ambassadeur Francisco Madeira, Envoyé spécial de l'UA pour la question de la LRA.