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M. Pierre-André
Wiltzer, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie,
présidera une réunion sur les Biens publics mondiaux, le 25 novembre
2002, à Paris, avec la participation de Mme Annika Soder, secrétaire
d'Etat suédoise à la Coopération internationale au Développement,
aux Migrations et à la Politique d'asile, et de MM. Ernesto Zedillo,
ancien président du Mexique et Tidjane Thiam, ancien ministre du Plan
et de la Coopération de Côte d'Ivoire. Cette réunion est destinée
à définir la composition, le statut, le programme de travail et le
financement du Groupe de travail international sur les Biens publics
mondiaux, qui devrait pouvoir commencer ses travaux au début de 2003.
Je vous rappelle que,
lors du Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg
(fin août - début septembre 2002), la France et la Suède ont annoncé
leur initiative conjointe de créer un Groupe de travail international
sur les Biens publics mondiaux.
La France et la Suède
sont, en effet, convaincues que le concept de Biens publics mondiaux
est riche de potentialités pour de nouvelles approches
internationales en matière de développement et de gouvernance
mondiale. Il permet d'apporter des réponses à des questions
globales, en mettant l'accent sur la notion d'"intérêt général
mondial", qui a été soulignée à Johannesburg par le président
de la République.
Ce concept fait encore
l'objet de nombreux débats sur son caractère opérationnel. C'est
pourquoi il est apparu nécessaire d'encourager l'approfondissement de
la réflexion internationale sur les Biens publics mondiaux. Tel est
l'objet du Groupe de travail international.
Ce Groupe, présidé
conjointement par M. Ernesto Zedillo, ancien président du Mexique, et
M. Tidjane Thiam, ancien ministre du plan et de la coopération de Côte
d'Ivoire, sera composé d'une douzaine de personnalités de très haut
niveau, choisies pour leur compétences et leur crédit international,
de façon à constituer un groupe éminent, diversifié et équilibré,
comprenant des personnalités du nord et du sud, des personnalités
politiques, des économistes, des représentants du secteur privé et
des sociétés civiles. Il sera doté d'un secrétariat léger et
travaillera dans un esprit ouvert et transparent, en associant toutes
les parties prenantes intéressées. Il cherchera à mieux définir
les Biens publics mondiaux, à identifier, parmi eux, ceux qui sont
prioritaires dans une logique de développement durable, à analyser
leurs conditions actuelles de production, de financement, de préservation
et de gestion et à faire des propositions d'amélioration.
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